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Tome cinquieme.
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ISAS-li LI£U.

puissent dire : Voilà un auteur plein de son sujet! c’était là sans contredit u« eoccupation décevante, un aimable débouché à l’oisiveté, un métier facile et cou*'mode. Pauvres femmes, encore une fois, elles ne voyaient donc pas qu’elleallaient tomber incessamment dans toutes les déceptions de la vie littéraire, qu’eH L ‘ sallaient remplacer le calme et la paix intérieurs, par tontes les agitations féroce*’de l’amour-propre; elles 11e voyaient donc pas que si toute femme venue en cemonde peut, à force d’esprit et de passion mal comprimés, suffire pendant ving 1 'quatre heures à cette vie exceptionnelle de la littérature, il n’y en a pas une seulequi en ait pour un mois de ce triste métier-là dans le ventre ?—Quoi, disent-ell eSen triomphe, je gagne vingt francs par jour à écrire, qu’avez-vous de plus à 1I,Cdemander? Mais, malheureuse! ces vingt francs par jour lu les gagneras à P e " iependant un mois à écrire les plus abominables invectives contre la gramu )a,reet le sens commun... ; tu aurais gagné cinquante sous toute ta vie, à coudre d aSchemises et à raccommoder des bas.

Je 11e sais pas si je pourrai jamais vous donner une idée complète de la vie <] u ®mènent ces tristes créatures hors de caste , également abandonnées du bon Die"des hommes ; c’est un tableau lamentable, je vais cependant essayer de le trace*mon mieux, tout en amortissant les couleurs un peu trop crues de mon sujet -

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Le bas-bleu, ou si vous aimez mieux la femme de lettres (car celle sotmbas littéraire prend toutes les nuances, depuis le bleu de ciel limpide ciel»* 1un bas desoie tout neuf, jusqu’au gros bleu qui déteint en jaune verdâtre sur un ^de laine suintant), la femme de lettres, disons-nous, est la plupart du temps

vieille liIle ou une femme abandonnée par son mari, ou même une femme q

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abandonné son mari par horreur pour le prosaïsme, car, nolez-le bien, dans . (littéraire, le inari c’est la prose, le ménage c’est la prose, deux ou trois cll ^ ll "** eiélever c’est la prose, un vieux père infirme, une vieille mère qui vous tendbras, un loyer à payer, un dîner à préparer, prose, prose, et toujours prose.la femme de leltrès vit seule, elle se niche partout où elle peut, ne s’inq

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guère de toutes les petites délicalesses, de toutes les petites superfluités dontautres femmes ont si grand besoin. Qu’importe au génie d’habiter un bel a ‘ \^ elemenldans une belle maison, ou bien une mansarde dans un taudis? Il fautai*»^ ^une chambre en désordre, du beurre rance, du bœuf froid sur une traduction ^Divine Comédie du Dante; du fromage de Brie enveloppé dans le Cliild ^ a> °àByron. Le génie aime le pêle-mêle de toutes choses : les plumes et la bi° ^dents, le peigne et le pain de chaque jour. Allons, et plus nous serons couve'poussière, entourées de toiles d’araignées, plus notre lit sera défait, plus nous ^de verve et d’enthousiasme. La femme de génie ne respire à l’aise que dans ces ' (

excentriques, elle n’est heureuse que dans ce désordre, elle foule aux P ,ece qui n’est pas la poésie comme elle en sait faire. La voilà donc installée che*^elle a du papier, elle a une plume et de l’encre, c’en est assez pour être g' a t>iglorieuse. Maintenant que fera-t-elle? Dieu merci, elle n’est pas en peine d ^ |i;lQue demande le public à l’heure qu’il est? le public demande des drames; ‘‘iun drame: elle ira chercher dans le moyen âge quelque sanglante histoiic