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Tome cinquieme.
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LA liLLLL-.MLHL. 255

°n la mode estd’iuiiler la désinvolture hardie des imitatrices de mademoiselle Déja-2e L Lille ne veut pas (notez bien ce point-ci) que la femme de son liIs soit trop'tonne, parce qu’elle prétend (voyez quel préjugé ! ) que d’être très-lionne mène"n peu loin. Oh ! quelle personne fâcheuse qu’une belle-mère pour une bru ; elle ades idées si gothiques, si en arrière du temps présent! Enfin... enfin...

Mais nous avons déjà dit que ce n’est pas là celle dont nous voulions parler : non,'tous laissons celle-ci avec ses préjugés lions ou mauvais se tirer, plus ou moins bien,Affaire ; peut-être il nous serait un peu malaisé de ne pas prendre involontaire-ment fait et cause pour elle, car enfin nous pouvons bien et nous voulons avoiru, i jour une belle-fille ; pauvre petite! qu’elle soit d’avance la bienvenue ; mais,Mieu soit béni ! nous ne courrons aucun risque d’avoir jamais un gendre. NousPouvons donc être très-désintéressé dans la question des belles-mères à gendre;mtssi est-ce de celles-ci que nous voulons parler.

Oh ! nous disait dernièrement un jeune homme fraîchement marié, et en pos-session d’une belle-mère qu’on croyait très-enviable, on ne sait point ce que c’estflu’une belle-mère, et d’avance ou ne peut s’en douter. Une belle-mère est unemvenlion de la civilisation, aussi ne trouve-t-on rien dans le Deutéronome ni dans' Évangile pour vous armer contre ce fléau, car ce n’est pas un fléau de Dieu ,"fois ceux que nous nous infligeons nous-mêmes ne sont pas les moindres Aulre-'°is la femme quittait son père et sa mère pour suivre son mari ; à présent la fille" e quitte point sa mère ou loge tout près d’elle et la voit tous les jours, aussi l’affaire(| u mariage, déjà si difficile, s’est-elle encore bien compliquée par là.

En nous voyant sourire, il reprit :

Vous n’avez pas de fille, je puis me confier à vous, l’ne belle-mcre, c’est unl’iége vivant.

Figurez-vous qu’avant le mariage un gendre, quel qu’il soit, est un dieu pour la'Uère qui veut le faire tomber daus ses filets. Il a toutes les vertus, le ciel l’a faitcomme exprès : il est beau, il est riche ; sa naissance est des plus illustres, il estl, °n, aimable, facile à vivre; c’est un caractère admirable, on l’eût choisi entre"Mlle, Bien entendu que toutes ces qualités passeraient in globo a son successeurs ’il se retirait avant le contrat. On dirait que leurs filles les embarrassent furieuse-ment, à voir l’enthousiasme qu’ont les mères pour celui qui les en délivre. Onle couve, on le soigne, on l’enchâsserait.

Mais aussitôt l’irrévocable Oui prononcé, quand on est bien sûr que vous ne pou-Vei! plus vous dédire, tout change, et vous n’êtes plus bon qu’à jeter aux chiens.

Vous êtes un brutal, un homme hargneux, taquin, d’un commerce difficile; on" e saurait vivre en paix avec vous; vous rendez vos gens malheureux, vous battezl'° s chiens, votre fortune n’est plus si claire, vos biens sont grevés, votre nom restee au parce qu’il devient propriété de famille, mais votre figure paraît vies plusCot "naunes. On a eu sur votre caractère des révélations étonnantes; on a malheu-

Çusement appris trop tard à vous connaître, et si on avait su. Viennent les

c Mcences qui donnent carrière à toutes les imaginations. Enfin cela est fait, ajoutc-l '°n avec un soupir.