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LA BELLE-MERE.
Alors, sous prétexte de sollicitude maternelle, commence une tyrannie de tous le sinstants: la belle-mère est toujours là, elle vous suit d’un œil haineux ; elle vie 1 ' 1voir ce que fait sa fille, ce qu’elle lit (car elle se délié beaucoup des principes qu ° npeut vouloir lui inculquer), ce qu’elle mange, combien de temps elle dort. l^ ecompte combien de fois elle a été au bal, combien de loges elle doit avoir au sp eCtacle, ce qu’elle peut dépenser pour sa toilette ; elle examine quelle est votre humeur, quelles gens vous recevez. Si elle voit sa fille gaie, elle la brusque et semontre susceptible sur tout ; si elle la trouve (l iste, elle lance au pauvre gendre d eSregards furieux. De plus, elle est jalouse de l’autorité naissante du mari, elle Yveut substituer la sienne, défend à sa fille de rien faire sans la consulter. La paiD' retille, par parenthèse, est souvent bien embarrassée, pour ne choquer ni une mei equ’elle aime depuis qu’elle est au monde, ni un mari qu’elle commence a aiffl er -Mais la belle-mère n’en lient compte, elle vous invente impitoyablement des tox‘t s Jvous noircit aux yeux de votre femme, trouve qu’elle vous aime trop, que v ° l,sne l’aimez point assez, que vous la faites trop sortir, que vous l’enfermez trop l° n °temps, que vous n’êtes point assez souvent près d’elle, que vous y êtes beaucouptrop et que vous l’obsédez, que vous n’avez point assez de soins ni de ménagementpour sa santé, que ceci, que cela, que sait-on? enfin elle veut régenter votre ii> lerieur et en fait la désolation.
J’avais pensé depuis longtemps, ajouta ce malencontreux gendre, j’avais p cllS ®même plus sérieusement que ne le font en général les jeunes gens qui se marient, adevoirs sérieux de l’état matrimonial, et j’étais décidé d’avance à faire demonffii el1pour que ma femme et moi nous trouvassions qu’un ménage peut, à la rig ueU J^n’être pas un enfer. J’avais lu, j’avais rêvé de belles choses sur l’amour dansmariage; j’espérais, vous le dirai-je?a force de tendresse sérieuse et dévouée, t,al1cher ce terrible nœud gordien dont un spirituel auteur nous donne plus de terre 11que les Turcs n’en avaient du nœud coulant avant que la respiration leur f ut .
ranlie à peu près par un semblant de constitution. Mais, hélas! j’avais
oublie
belle-mère dans mes plans de félicité conjugale, et cette femme désastreuse vient to>^compliquer, gâter mes plus beaux jours et flétrir mes plus beaux rêves. Après aVassez médiocrement élevé sa fille, elle craint de la voir se corriger du plus petit 1faut, la plaint comme une victime, et la soutient toujours contre moi. N° us
convenons, nous nous aimons, et nous serions heureux sans ces difficultés-
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que voulez-vous faire sous cette influence délétère? Croiriez-vous que J a 1l’autre jour ma femme et sa mère tout en larmes parce que j’ai prié Mathilde <rêter les comptes de sa marchande de modes, à qui elle devait mille écus sansdouler? Que Dieu bénisse les belles-mères, c’est la plaie de la vie ! fl i
Et pourtant celle-ci n’est pas une des pires : j’ai des amis qui me l’euviÇ ^ .
comparaison des leurs; elle n’est ni folle, ni coquette surannée, ni dépei>si clt, ^ i .joueuse, ni intrigante, ni ambitieuse; elle est morale, pieuse, incapable de « oljamais de mauvais conseils à sa fille. C’est une perle, dit-on, car elle n’est qu’i nSportable. .
Et voilà ce que disent les gendres, il est bon d'y penser. Pourtant, inalr 11