LL MA ITKIS DIS CHAUSSON.
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• ouge à pieds, demi-collant, serré a la ccinUire et lenaiil sans brelelles, une chemisef'ayée de violet ou de bleu, une pelile calotte pourpre, et des gants-de boxe avec descrispins vernis.
U’assaut commence ordinairement par la canne et le bâton. La canne se tire a nueseule main, et le bâton a deux mains, comme les espadons et les estocs du moyen âge.Avant de commencer, les maîtres se donnent une poignée de'mains, puis ils font lesalut. Ce salut, où les maîtres exécutent avec leurs cannes des arabesques plus capri-cieuses que celles décrites par le bâton du fantastique caporal Trim-ïrim, dans le•’oman humoristique de Trisrnm Sliaudij , en faisant des sauts et des pas de voltige(la voltige se fait lorsqu’on est attaqué dans la rue par plusieurs personnes ; la rosecouverte, que l’on fait pour salut, est la plus jolie arabesque, dessinée au bâlon.que l’on puisse voir ; les voilés, les écarts de cote, fes coups de travers pleuvcntdrus comme grêle) ; ce salut est vraiment très-gracieux et très-élégant,. Après cela, lesmaîtres se mettentengarde, et les hostilités sont ouvertes, les cannes tourbillonnent ets’enlre-ehoquenten pétillant ; quand le coup porte, le vaincu s’écrie : « Touché, bienlouché, » et l’on reprend la garde. Comme les combattants n’ont ni masques, ni plas-trons, les coups doivent être retenus : ils le sont presque toujours au début de lalutte; mais quelquefois les adversaires s’échauffent, et l’assaut ne diffère pas beau-coup d’une véritable bataille. Aussi, l’assaut terminé, les combattants s’embrassentpour montrer qu’ils ne se gardent pas rancune, et n’ont aucun liel dans le cœur.Cette coutume a quelque chose de loyal, de touchant, et doit prévenir bien des que-relles. L’agilité et la prestesse des maîtres bâlonnistes sont réellement effrayantes.M. Leçonr exécute en une minute des carrés composés de vingt coups sur chaquelace, il a même été jusqu’à deux cenls coups de bâton à la minule, ce qui est pro-digieux; l’on ne voit pas le bâlon, on l’entend seulement siffler.
Les assauts de savate viennent ensuite. Les coups de pied, les coups de poingse suivent et ne se ressemblent pas ; mais ce spectacle n’a rien de repoussant, les mou-vements sont si justes, si précis, si bien raisonnés, si bien calculés, que toule idée dedouleur est éloignée : on croirait plutôt assister à une leçon de voltige qu’a un com-bat; les temps d’arrêt, les coups de pied exécutés par Lecour et son frère, sont aussigracieux qu’un temps d’arabesque de Perrot, le merveilleux danseur. Les combattants,suspendus au milieu d’un tourbillon de bras et de jambes, semblent ne pas tenir hla terre. Auriol n’est pas plus vif, plus pétulant et plus allègre ; et cependant ces'Mouvements si prompts, si lestes, sont d’une force prodigieuse : le plus faible de cescoups vous renverserait.
Voici quelques-unes des poses qui se pratiquent. On donne des coups de tôledans la ligure et dans l’estomac : pour cela on saisit l’adversaire par le collet ouPar la tête, et en l'attirant vers soi on lance le coup.
Si votre adversaire court sur vous, vous placez le coup de tête dans l’estomac,v °us lui saisissez en même temps les deux jarrets pour le renverser; quelquefois,comme une arabesque fantastique, comme ces paraphes à main levée que l’on faitau bout d’une page dont on est content, vous le faites passer par-dessus votre lêle.°l vous l’envoyez, en manière de fioriture, décrire une parabole derrière vous.