322 LES MARAICHERS
plus engageants ; voici ce chant, l’un des plus singuliers que j’aie entendus : Croquezdonc l'ail !
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Man-gez donc d’iail, cro-quez donc d’iail, mangez donc de l’ail, cro-quez donc
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d’iail 1 Du thym. du lau-rier, d’iail, man gez donc d’la'1, cro-quez doue d’IaiM
Après cela, quoi de plus naturel qu’un chant consacré aux champignons, cet objetde culte pour tant de gastronomes ?
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Chain ■ pi • gnons , de gros cltatn - pi • gnons!
aux pigeons, ce sujet biblique qui de tout temps appartint au monde des poètes ?
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Mes beaux pi • geons, mes beaux pi • geons I
N’omettons pas la mélodie de ces femmes qu’on appelle les plus sensibles de lacapitale, et qui crient du matin au soir : Mouron, etc.
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Si les carottes et les navets, si les pommes de terre et les haricots, ont donné li el1à de telles inspirations, combien les fleurs ne doivent-elles pas enivrer l’imaginationet embaumer l’air de leurs évaporations acoustiques! La petite marchande dont j’aidéjà parlé, et qui chante l’ail si agréablement, chante aussi les fleurs dans uneautre saison ; je regarde comme une bonne fortune de pouvoir reproduire diversesmélodies enfantées par cette pauvre femme, et de les faire entrer en comparaison