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Tome cinquieme.
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325
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LES MARAICHERS. 325

11 y a quelques siècles, on ne parlait, au temps des pèches, que des pèches deCorbeil ;

ï

Pèch’s de Cor - beil, pgcii's Je Cor* beil, pêcb's da Cor - beil !

mais le vent de la faveur a tourné, et, sans égard pour le droit d’ancienneté, lasuprématie appartient de nos jours à la pèche de Montreuil .

Je ne parlerai pas des marchands d’oranges à un sou , à deux sous la pièce: leursmélodies, ainsi que celles des marchands de ligues, sont assez insignifiantes.

Les petites voitures chargées de pommes et de poires sont les plus nombreuses detoutes; on en rencontre à tous les coins de rue, devant les écoles, les collèges et lescasernes : il faudrait être bien matinal pour trouver une caserne dont la porte ne futpas envahie par quelques-unes de ces charrettes, que conduisent ordinairement desfemmes et de jeunes paysannes. Je me suis souvent demandé si le troupier a donc tantd’amour pour la pomme, ou si c’est la marchande qui a tant d’amour pour letroupier.

La poire figure souvent dans les mélodies populaires ; la poire d’Angleterre, sur-tout, en a fourni d’assez remarquables :

I\>ir’s d’Aii-fck’ • terr\ poir’s «..’Àu-gle • terr’l

Plus originale encore est celle-ci, qui coupe Angleterre en deux, comme on trancheune poire : Belle poire d'Angle — ; belle , etc.

Lorsque la France intervint dans la guerre que soutint l’Amérique pour conquérirson indépendance, quelques marchands eurent l’idée de crier : A un sou l’tas, lesAnglais !

Un sou fias, les Au • glais,

un sou I l i* J