LES MARCHANDS D’USTENSILES DE MENAGE.
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enlre ces deux exlrêmes, il y a un juste milieu, elje vous signalerai un brave hommeà la figure noire, aux mains noires, qui chasse devant lui un cheval chargé d’unpetit baril au-dessus duquel est cette prétentieuse inscription : Au sonneur de Saint-Paul, justifiée probablement par la sonnette qu’il agite à chaque pas, et qui sert designal. A Rome , le débitant d’encre n’a point de sonnette; il crie :
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L'allumette chimique, de moderne et germanique invention, a aussi ses crieurs, de-puis le mendiant qui ne la vend pas,jusqu’à la voiture bariolée d’inscriptions quiva la colporter chez tous les épiciers de la capitale.
Tout le monde doit connaître le joli cri qui tient lieu d’enseigne aux marchandsde paillassons :
V’Ia l’inar- cliand d'pa • in* - ion*)
c’est une des plus gracieuses mélodies qu’on entende chanter par les crieurs de Paris ;faite avec une espèce de coquetterie, elle demeure suspendue avant le dernier mot,et après un court intervalle, le marchand complète la pensée mélodique, en montantune note plus haut pour retomber sur sa tierce mineure en descendant : l’effet qu’ilproduit ainsi est charmant; aussi ne peut-on pas l’entendre sans plaisir. Une chosedigne de remarque, c’est que les marchands de paillassons commencent très-rare-ment leur cri par le mot voilà; presque tous ont adopté cette formule : Faut-il despaillassons P
l'iii;t - il des p.ï
V’Ià l’mar - rliirid d'p 9 • >as * sou* J
J’ai rencontré un de ces crieurs qui termine son chant d’une manière si originalequ’on serait tenté de prendre la dernière syllabe pour un élernument.
Vient ensuite le marchand de balais, qui va criant:
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12 T
You • lez • vous des • lais d'ciiu , des lious-soiis, des plumeaux, marchand d’pimm-aui J
avec de grands balais sur ses deux épaules, et de petits balais suspendus à ses bou-tonnières. Mais il ne se présente pas toujours dans un équipage aussi modeste : ilpossède assez souvent une charrette sur laquelle s’élève un orgueilleux édifice depaniers, de brosses et de cabas, surmontés de plumeaux et de balais autour des-quels serpentent d’autres cabas et d’autres paniers en guirlandes. Le tout est arrangéavec tant d’art, de goût et de légèreté, qu’on croirait voir circuler dans la rue le