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Tome cinquieme.
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L’OUVRIER DE PARIS .

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convoi <le leurs proches, el les prières de leurs jeunes lilles qui, velues de blanc,viennent, le jour de la première communion, s’agenouiller devant eux, et Pair quileur apporte les sons de la cloche, lointaine bénédiction qui piano sur leur demeure,et leur crie en passant avec les nuages du ciel : Souffre ! mais espère ! Oui, vousaurez beau faire, cette société acté tellement imprégnée de christianisme, des piedsjusqu’à la tête, qu’elle peut dans un moment de délire faire tomber les croix dufaîte des temples, déchirer les livres saints sur l’autel... la croix et l’Evangile seretrouveront dans son cœur.

Ah ! si l’œuvre de l’esprit du mal prévalait, si les efforts de ses adeptes parve-naient à leur but, si l’on concentrait les hommes accablés sous la détresse de leursituation, ou, du moins, continuellement blessés par les contrastes que nous énumé-rions tout à l’heure, dans les intérêts d’une vie qui serait pour eux le temps et l’uni-vers ; si l’on faisait de celle vie l’étroite enceinte où toutes leurs espérances doiventse renfermer, où doivent s’arrêter toutes leurs spéculations et tous leurs intérêts,qu’il ferait beau voir ces académies de sciences morales dont vous êtes si fiers venirleur parler, à ceux qui n’ont rien, du respect à la propriété, de l’intérêt qu’ils ontà maintenir cette situation dont ils se trouvent si mal ! « Nous trouvions, répon-draient-ils alors avec quelque raison, nous trouvions des dédommagements et descompensations, quand des idées de vertu, de soumission, de sacrifice se liaient àdes convictions religieuses, quand nous croyions compter dans nos actions, avec leDieu qui a fait de la pauvreté et des larmes, de la résignation et de la patience,un moyen d’obtenir d’éternelles récompenses... Mais quels devoirs nous enchaînentà vos lois, hommes sortis, comme nous, d’une terre insensible, pour y rentrer avecnous, et vous y perdre à jamais? Ces lois n’ont été imaginées que pour rendrevotre usurpation plus tranquille ! Descendez de votre haute fortune, mettez-vous ànotre niveau, présentez-nous, du moins, un partage moins inégal, et faites-nouscomprendre enfin, en nous communiquant les douceurs de la propriété, l’impor-tance qu’il y a à maintenir ses droits! »

Voilà, sans l’effet de la morale religieuse, voilà quelles seraient les exigences desclasses pauvres: voilà ce qui faisait écrire les lignes suivantes à l’un des philosophesqui ont le plus concouru au grand mouvement social de 89 :

« Ce n’est pas un catéchisme politique qu’il faut destiner à l’instruction du peuple,« ce n’est pas un cours d’enseignement fondé sur les rapports de l’intérêt personnel« avec l’intérêt public qui peut convenir à la mesure de son intelligence ; et quand« une pareille doctrine serait aussi juste qu’elle me paraît susceptible de conlra-« diction, on ne pourrait jamais en rendre les principes assez distincts pour la« mettre à l’usage de ces enfants d’ouvriers dont l’éducation ne dure qu’un mo-« ment. La morale religieuse, par son action rapide, se trouve exactement appro-« priée à la situation singulière du plus grand nombre des hommes du peuple... La« morale religieuse est la seule qui puisse persuader avec célérité, parce qu’elle« émeut en même temps qu’elle éclaire, parce que, seule, elle a le moyen de ren-« dre sensible tout ce qu’elle recommande, parce qu’elle parle au nom d’un Dieu .« et qu’il est aisé d’inspirer du respect pour celui dont la puissance éclate de toutes