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Tome cinquieme.
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L'OUVRIER DIS PARIS .

-VOS

cl nous souhaitons que colle exception ne devienne pus, avant peu, une généralité.Le vœu contraire, nous le savons, s’est formulé naguère en assez de discours, deei is et de clianls. Il ne manque pas de ces philanthropes qui, à bout de voie pourfaire vivre et occuper ce surcroît de population que la paix nous a fait et que l’in-dustrie enlève traîtreusement il l'agriculture, invoquent la guerre à leur aide.Inaves gens tout prêts à répondre aux prétentions de ceux qui veulent vivre entravaillant : « Allez mourir en combattant! » Quoi qu’ils fassent ou disent, noussoutenons que ce n’est pas résoudre une difficulté que de la trancher avec le sabre,ce brutal, cet inhumain, ce rétrograde instrument qui, trop longtemps, a décime,appauvri et arriéré la France . Suspendre une question dans le sang, c’esl, selonnous, l’ajournement le plus déraisonnable, le moins philosophique qu'on puisseadopter, et nous repoussons celle tin de non-recevoir au nom de l’humanité, deslumières du siècle et de la prospérité de notre pays !

Tel qu’il se paye, h l’heure où nous écrivons ces lignes, sang, tout en

retardant l’ouvrier dans le perfectionnement de son métier, produit quelques bonseffets sur lui. Le jeune homme de l’atelier se discipline, se régularise au régiment,» il y contracte l'habitude d une tenue propre et décente. Il trouve dans les écoles ré-gimentaires le moyen d'achever celle première éducation commencée h la mutuelleou chez les frères, comme il disait avant d'être sorti de sa coquille de gamin. Hjoint alors a l’expérience que Paris lui a donnée cette autre expérience qu’apportentles voyages. Il s’attache a sa patrie par les sacrilices qu’il lui fait, par la comparai-son qu’il établit entre elle et les attires pays qu’il a visités; enfin il reviendra, unefois son temps Uni, ayant au Iront, et pour illuminer tout le reste de sa vie, undes glorieux rayons de ces astres qui se succèdent et brillent sans lin sur la France ,qu’ils se nomment Fontenoy, Marengo, Austerlitz, Alger ou Mazagran.

Le voila revenu avec une belle provision de souvenirs glorieux à garder et debeaux récits a faire, en fumant sa pipe de troupier qu’il culotta à la barbe des Bé-douins, lui qui, jadis, ue pouvait parler que des surprises sans gloire de l’émeule,lui qui n’avait vu de bataille que du haut de 1’amphithéâlre de MAI. Franeoni; levoilà revenu, l’ouvrier de Paris , chantant avec le poète du peuple :

Itis et chante, chante et ris,

Prends tes gants et cours le monde ;

Mais la bourse vide ou ronde,

Reviens dans Ion pays,

Reviens, Jean de Paris.

Ainsi fait Jean. Place dans l’atelier au Parisien! Il a toujours bon cœur; maisle shako et le soleil d’Afrique ont mûri sa tête. Ancien soldat et sorti de cesmille soumissions dont le dur enchaînement constitue ce qu’on a nommé la servi-tude militaire, il apprécie tout le prix de la liberté, de celte liberlé qui n'a plusd’aulres entraves que les deux grandes conditions de l’existence de l’homme social :le travail et l’assujettissement aux lois. Après avoir été si complètement soumis auxindividus, il paraît doux de ne plus être assujetti qu’aux devoirs! De celle rude