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Tome cinquieme.
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élude d’obéissance passive à ions les grades, et de respect h tous leurs insignes,le soldat, rendu a la vie civile, aura retenu du moins qu’il n’v a rien d’humilianldans les raisonnables égards qu’on doit "a ces différents grades que la fortune oule mérite ont établis dans la société, cet autre régiment qui, malgré son indisci-pline, ne peut pourtant marcher sans chefs.

En retraçant en peu de mots les qualités que l’on acquiert sous le drapeau,nous avons indiqué ce qui manque le plus souvent au jeune ouvrier de Paris , quandce dur apprentissage lui a fait défaut. Celte énergie sans application, ce bouillonne-ment de la pensée activée par les théâtres, par les livres et les journaux, cettegrande histoire de l’empereur dont il s’est fait une religion, de l’empereur quifit une autre égalité que celle de la révolution, et bien plus populaire ; car il élevale peuple au niveau des rois, des princes et des grands, tandis que l’autre ne songequ’a rabaisser ceux-ci au niveau du peuple ; cette glorification de l’émeute; cesapothéoses de l’insurrection heureuse, flatteries imprudentes qu’on dirait émanéesde la perfidie d’agents provocateurs; les souvenirs d’un passé qu’on exalte traîtreu-sement, les misères du présent qu’on envenime, les promesses de l’avenir donton veut hâter l’enfantement, comme si les violences ne devaient pas amener unavortement; tout concourt à donner aux jeunes gens des métiers une allurebruyante, désordonnée, qui ne va pas du tout avec ce calme, ces exigences d’ordre,de travail et de soumission que l’industrie réclame, et dont elle a besoin pour fairefructifier ses efforts et trouver des capitaux. L'argent est prudent, il s’éloigne "destempêtes... L’Italie est le seul pays où l’on construise des temples et des villes dansle voisinage des volcans.

La casquette de travers, portant la moustache et le tablier aussi fièrement qu'unsapeur, et la règle ou le marteau aussi noblement qu’un tambour-major sa canne hpomme d’argent, l’ouvrier marche au travail comme ses pères allaient au combat.Au milieu de ses occupations de l’atelier, il a une oreille au dedans pour profilerdes commentaires dont ses voisins accompagnent tel article du journal, tel passagede la brochure où ses griefs sont exposés; il a une oreille au dehors pour entendresi le tambour ne passe pas, rappelant les soutiens de l’ordre pour dissiper quel-que prétention nouvelle de l’atelier contre la boutique. A’ictime de la conçuerence, cette vaste lutte où la victoire reste à celui qui sait produire le plus et aumeilleur marché possible ; victime de cet excès de production, de ce défaut d’ab-sorption qu’amènent les mouvements politiques, et que sa turbulence aggrave eiir-core ; car, dans ces tristes crises, son mécontentement est à la fois effet et cause, ilfait de tout un sujet de murmure, de récrimination et d’hostilité; il semble vouloirmettre en action ce vers, qui serait coupable du crime de lèse-société, s’il n’étaitsorti de la plume de celui qu’on est convenu d’appeler le bon homme, ce vers terrible :

Notre ennemi, c'est notre maître !

Oui, pour l’ouvrier de nos jours, le maître est un ennemi dont il faut se défier par-dessus tout. Celui qui marchande le prix de son temps et de ses sueurs, et sert d’in-termédiaire entre lui et le fabricant, autre ennemi qu'il voue a la haine de tous.