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les divisent par escouades, les inspectent, les fouillent et les mènent à la fatigue.
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Qu’il neige ou qu’il pleuve, qu’il grêle ou qu’il tonne,ils soldent, et bien peu se plaignentde cette obligation. Si la bise est froide, la pluie glacée, ils rencontrent sur leur routetant de sujets de distraction, qu’ils sont amplement dédommagés de ces petites souf-frances que partagent avec eux les ouvriers libres de l’arsenal; et l’extension quedonnent à leur chaîne les nécessités du travail, est si grande, qu’avec un peu d’imagi-nation ils peuvent croire pendant plusieurs heures avoir reconquis leur liberté.Puis,quand l’air est pur, la brise embaumée des senteurs vivifiantes du printemps, elqu’un soleil joyeux éclate dans un ciel sans tache, croyez-vous que leur cœur ne parti-cipe pas de la douce sérénité répandue autour d’eux ! Comparez cette brise si odo-rante et si fraîche a l’air lourd et fade que respirent les détenus de Poissy ; ce soleilsi radieux et si chaud à celle espèce de lune blafarde que repercutent les quatre grandesmurailles blanches du préau qui les enserre comme un vaste sépulcre ; et vous com-prendrez qu’il existe plus d’un réclusionnaire libéré, qui, trop ancré dans le vice et