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peu, en changeant de posture, leurs membres meurtris par la pression de leurs ferset brisés par celle dure contrainte. Ces positions sont les seules qu’ils puissentprendre.
Tout le (emps que les bonnets verts passent dans leurs salles, ils sont enchaînés iileurs tolards ; mais ils ont comme les ronges leur part dans les travaux, dans les dis-tractions, dans les profils et les chances d’évasion de la fatigue. Les condamnés à Indouble chaîne, eux, ne sortent jamais de leurs salles. Attachés nuit cl jour à leursbancs, ils ne peuvent s’en écarter que de la longueur de leurs liens.
MillïÈ
VE»D.£t t
lût ce supplice dure quelquefois trois ans! foui affreux qu’il soit, il en est cepen-dant un autre que les forçats redoutent plus encore, — la bastonnade.
La bastonnade, mot improprement conservé, s’administre aujourd’hui, non plusavec un bâton, mais avec une espèce de martinet de corde a nœuds. Le patient ades entraves de fer aux pieds et aux mains. Dépouillé jusqu’à la ceinture, il estétendu sur un banc sous lequel se boucle une large courroie qui lui serre les reins,et ordinairement il presse entre ses dents, nlin d’étouffer les cris que lui arracherait
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