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donc a peu de chose. D’ailleurs il est, misérable, et ce serait un compagnon à nourrir:Si cependant il en a un, c’est un animal dont il est impossible de définir l’espece. Iln’est ni braque, ni épagneul, ni barbet, ni griffon, ni basset, ni mâtin, ni dogue, nicaniche; c’est un mélange de tout cela. Il est petit, maigre et chétif; de couleursombre, pour que son pelage éclatant ne décèle pas la présence de son maître. Ilsert, suivant l’occasion, de chien d’arrrêt ou de chien courant.
C’est dans les pays où le gibier abonde, auprès des chasses royales, que se trouveaussi le plus grand nombre de braconniers; et dans celte classe, comme dans toutes,il y a des individus qui surpassent l’intelligence ordinaire ; ils deviennent ce qu’onappellerait dans toute autre condition des hommes distingués. Il n’esl sorte de rusesqu’ils n’inventent pour échapper aux gardes.
Le chevreuil n’a pas de queue; mais l’endroit où chez les autres animaux cel ap-pendice est placé se trouve chez lui d’un blanc éclatant. Un braconnier utilisa pen-dant quelque temps cette circonstance. Aussitôt qu’il se voyait de nuit traqué parles gardes, il s’attachait un bonnet de coton blanc là où les chevreuils n’ont pas dequeue. Il s’était accoutumé à courir très-vite à quatre pattes. De celte manière, ilpassait à quelques pas des gardes qui, dans l’ombre, n’apercevant que celte partieManche, le prenaient pour un brocard, et s’abstenaient de le suivre.
Un des plus adroits dont la forêt de Compïègne ait conservé le souvenir est un
" n des tirés les plus giboyeux. Lorsqu’il av
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nommé Philippe Devaux. Il habitait,en 1828, le village d’Armaincourt, quin’est séparé de la forêt, de Compiègneque par la rivière d’Oise . Comme leshommes supér ieurs, il avait toutes lesqualités des gens de sa profession, sansen avoir tous les défauts. Il était vigne-ron de son état, mais il s’occupait beau-coup moins des quelques perches de vi-gnes qu’il avait reçues de ses parentsque des faisans de la forêt. Un accidentqui lui avait fait perdre le pouce de lamain gauche lui avait valu le sobri-quet de Sans-Pouce. C’était sous cenom de guerre qu’il était surtout con-nu. Dans les premiers temps de sa vieaventureuse, lorsqu’il n’était pas en-core signalé comme un braconnier deprofession, Sans-Pouce portait sous sablouse un petit fusil br isé, une lanterneet un briquet phosphorique. Il se ren-dait dans la partie de la forêt qui bordela grande route de Paris , où se trouvaitail découvert un faisan branché, et qu’il
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