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petits, roulant sur la poussière, ou croit assister à la scène anli(|ue; mais si l’œilse hasarde a chercher
.la place des César,
Celle des proconsuls et des nobles famillesEt celle que Vesta réservait à ses fillesDont l’index était un poignard \
I illusion s’enfuira, chassée comme un nuage par le vent, car on verra siéger à lamême place oii étaient assises avec leurs robes blanches ces mêmes vierges de Vesta,si cruelles et si belles, la gravité gourmée de monsieur le commissaire de police,la raideur oflicielle du gendarme, et les physionomies bourrues des membres duconseil municipal.
Aux voios de village, l’aspect est plus pittoresque : la scène, comme nous l’avonsdit plus haut, se passe dans une prairie, dans une plaine, dans une aire. Au son dela musique, quelques paysans, se tenant par un mouchoir, alignent les spectateurs
en cadence, d’autres avec une perche maintiennent les curieux. Aussitôt que le rondest fait, l’orchestre, composé d’une clarinette, d’une grosse caisse, d’un violon cld’un galoubet, faille tour de l’arène en jouant l’air national de la lutte, qui esl aussile chant de victoire.
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C’est a l’imitation des hérauts d’armes et des maréchaux-de-eamp, qui parcou-rent la lice des tournois, suivis des ménétriers et des chevaliers tenants ou assail-lants tout lioussés et léniclés.
H y a deux sortes de lutteurs de même qu’il y a deux sortes de luîtes. 11 faut,comme on le pense, a qui entreprend ce métier (disons cet art), toute la plénitudedes forces, la réalisation complète des avantages physiques; aussi le lutteur est-ilà la fleur de l’âge. Mais, à même proportion d’années, la nature souvent s’étant■Montrée luxuriante envers quelques-uns, tandis qu’elle n’a été que riche enversles autres, celte disparité a nécessité une division. II y a donc les hommes et les