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LU LUTTI'l H.
miecliommes 1 . Ce sont les premiers qui commencent la luüe. La tulle libre, ré-servée aux miecliommes, leur donne la faculté de saisir leur adversaire par toutle corps, et leur permet de poursuivre la victoire sur l’homme renversé quand iln’a pas touché des deux omoplates. La lutte de la ceinture ne donne prise que de laceinture en haut. Dans toutes deux le croc-en-jambe, dit cambelte, est expressémentdéfendu.
Tous ont fait cercle; les premiers rangs assis, les derniers debout, les musi-ciens a leur place. Les lutteurs se déshabillent rapidement au milieu du groupe deleurs partisans, qui les entourent et les dérobent aux regards pudibonds; puis ils seprésentent dans la lice. Quelques-uns ont les bras, les cuisses ou la poitrine tatoués :l’un d’eux portait sur son estomac le tableau complet d’une lutte rehaussé en cou-leurs. Les célèbres sont revêtus ordinairement d'un caleçon d’honneur, gagné àquelque lutte mémorable, lequel est de velours, frangé d’or ou d’argent. Les deuxrivaux se donnent une poignée de main pour montrer qu’il n’y a pas entre eux d’i-nimitié particulière; puis chacun prend quelques poignées de terre, et se tient de-vantson adversaire, l’échine courbée, les coudes pressés au corps, les mains serrées,toutes les saillies effacées, l’œil aux aguets, épiant le moment, étudiant les gestesde l’antagoniste; tous deux prêts a profiter de la moindre imprudence, à éviter unemanœuvre dangereuse. Ils tournoient lentement ainsi, reculant, avançant, avec cir-conspection, sans se livrer. Une remarque ordinaire, c’est que dans la lutte, a moinsqu’elle n’ait lieu entre deux lutteurs d’uue célébrité bien égale, il y en a toujoursun qui garde la défensive, humblement ployé, le regard inquiet, tandis que son ad-versaire est debout, le sourire sur les lèvres, sans paraître craindre une mesureagressive. Si la supériorité de forces est bien décidément acquise à l’un des deux,il arrive souvent que celui-l'a ayant enlevé son rival dans ses bras et tenant la vic-toire a sa disposition, le laisse aller avec une clémence dédaigneuse, plus humiliantequ’une défaite, ou le jette négligemment sur le sable aux huées de la multitude.Quand l’infériorité est trop grande, le lutteur robuste prend dans ses bras sonrival comme une nourrice son enjant, et le porte en dehors de l’arène. Quelque-fois, d’un commun accord, les deux combattants se saisissent au col, entrelaçant
leurs bras sous l’occiput, front contre front commedeux taureaux : c’est ce qu’on appelle le collier. Sice manège dure trop longtemps, le publicsiffle et crie :Dé fors 2 , jusqu’à ce qu’ils en viennent aux mains. Leslutteurs s’échauffent peu'a peu de leurs efforls vains,de leurs ruses déjouées ; la sueur découle bientôt de__ leur front sous le soleil ardent du midi ; les claque-
—- ments de la main retentissent’âur les épaules et lesbras qui se marbrent de rouge ; les muscles gonflés se dessinent en saillies bleuâtres
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* Demi-hommes.2 Dehors.