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sur les jambes et sur les bras ; le groupe de ces deux hommes entrelacés comme desseipents, se traîne péniblemeiHdaus l’arène, jusqu’il cequ’enfin undcs lutteurs, dansun mouvement mal calculé, soit tourné, soulevé et renversé aux applaudissementsde 1 assemblée. Si la lutte a été bien soutenue de part et d’autre, le public consoleParquelques bravos le vaincu qui salue avec contusion, sinon le sifflet l’accompagne.
A chaque relâche les combattants ont recours au cordial : le vin ou l’eau-de-vie ;•nais quelques-uns s’en abstiennent comme d’une chose nuisible, et se contententde garder dans leur bouche un fétu de paille pour y entretenir la fraîcheur etconserver la respiration facile.
Il est impossible de décrire toutes les physionomies de ce spectacle multiformesi diversement accidenté; chaque lutteur apportant son mode, chaque lutte ap-portant ses variétés. Quelques coups pourtant, plusfréquemment employés, méritent mémoire. C’estd’a-bord le lourde, cuisse, où excelle Cosle de Thulain, etqui consiste à faire trébucher l’adversaire sur la jambeavancée près de lui. Le tour de liras est un systèmede dislocation attribué à Meissonnierpar lequel, char-geant le bras de l’opposant sur son épaule, il lui im-prime un mouvement de rotation et le renverse laexige une force prodigieuse comme celui que l’onnomme le lourde tête; il s’agit dans celui-ci detenir l’adversaire courbé, la tôle contre votre poi-trine, et lui passant les bras sous le cou commedeux barres de fer inflexibles, de le soulever deterre; le rival pèse de tout son poids, alors s’exé-cute un immense travail de force : l’homme qui faitce coup se carre sur ses jambes pour que ses jar-rets ne fléchissent pas, et renversant a demis,)| i buste, la tête en arrière, les dents serrées, l’écume sur les lèvres entr’ou-
vertes, le visage contracté, amène à lui avec un râled’efforts cette masse pesante qui ne résiste que parsou inertie, et quand il l’a enlevée de terre, l’y re-jette sur le dos par un revirement brusque L’au-tre, en revanche de ces fatigues, court la chanced’avoir les vertèbres du col luxées. Patte, beau-frèrede Meissonnier, dont un poème déjà cité a peint lapromptitude à vaincre par ces vers rapides :
première. Ce
Tel qu'un taureau fougueux dans l’arène il s'élance,Il arrive, il le tombe ‘.
'Il
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