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Province. Tome premier.
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emploie assez lrét|iieiuiiienl ce terrible procédé. Les plus glands ménagements sonlrecommandés aux hideurs; mais les chutes assez rudes causent souvent des bles-sures graves, surtout par l’imprévoyance ordinaire qui laisse subsister des pierresdans le champ du combat. Les querelles pour coup douteux sont extrêmement tares,la voix du peuple hanche aussitôt la question ; sa décision, formulée en de mons-Irueux hurlements, est un jugement sans appel, et les prud'hommes s’emprcssenlde s’y conformer. Les prud'hommes sonl les juges, choisis quelquefois parmi desjeunes gens de famille, ardents zélateurs; au nombre de quatre ou cinq, ils doiventmarcher, distancés entre eux de quelques pas, autour des lutteurs, pour ne pas lesmasquer au public. Si l’un d’eux s’arrête, la foule crie : « Circulez ! » Leur fonctionesl d’empêcher les infractions et de prononcer l'arrêt.

Pendant le combat, les musiciens jouent l’air de la lutte, et le doyen des pay-sans, placé près d’eux, en chante les paroles d’une voix cassée, à peu près commeIhimalingam récitait un poème hindou pendant la danse des Itayadères. Voici l’airet les paroles :

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Quan vou-dra lu - - cha qué ven au prut.

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Quan vou - dra lu - - cha qué sé pré - - - sen - -

Quan vou-dra lu - - cha lou roun es fa.

Le lutteur doit renverser deux hommes, et quelquefois trois, suivant les condi-

tions faites. Si nul ne se présente après la première victoire, le prix lui appartient-Ce prix varie de 50 a 500 francs en proportion de l’opulence des communes. Les al-tistes du premier rang reçoivent une somme lixée, môme après avoir été renverses-Une des plaies de la lutte et qui en amène la décadence, au dire des amateurs,c’est la déloyauté de ses desservants. Par une conduite fort explicable du reste,ceux-ci préfèrent gagner la moitié du prix, moins les labeurs et les chances aléa-

‘ Que celui qui veut lutter sc présente, qu'il \ioime ail pré.Que celui qui veut lutter se présente, le rond est fait.