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toires du combat. Aussi deux hommes qui luttent au même degré de force et de ré-putation et peuvent craindre réciproquement une défaite, préfèrent fixer la destinée,et l’un d’eux convient d’avance de jouer le rôle de vaincu ; puis le prix remporté grâce<* cette concession est partagé entre eux. Quand le peuple soupçonne une supercherie 1,,e ce genre, il murmure, crie qu’i/s s’entendent, et les fait recommencer. Mais quel-quefois la déloyauté est du côté du peuple, qui, en prononçant les paroles sacra-mentelles :A pas touca', veut se donner double plaisir, comme un dilettante quicrierait bis. Dans d’autres circonstances, une coalition s ourdit contre un lutteurrobuste; au contraire de la disposition d’Horace contre les trois Coriaces, ils s’unis-sent trois contre un. Le plus faible vient éprouver les forces du colosse, et prolonges a résistance autant qu’il peut pour le fatiguer. Le second, plus vigoureux, engageune lutte sérieuse, lasse son adversaire ; et si celui-ci n’est pas terrassé, le troisième,frais et dispos, supérieur aux deux premiers, combat, souvent avec succès, le rival'font les forces se sont épuisées dans les luttes précédentes.
Quoiqu’il n’existe pas une loi aussi terrible que celle qui punissait de mort toniefemme qui assistait aux jeux olympiques, les dames n'assistent plus à ce spectacle :les convenances les en ont exclues, et surtout les accidents qui, dans toutes cesPrises de corps, arrivent souvent a la frêle étoffe de Vinexprimable, seul vêtement'lue portent les lutteurs. Lu revanche, les maîtresses des lutteurs assistent, inquièteset éplorées, a ce drame palpitant d’intérêt pour elles. La grisette et la paysanne yabondent, et ce passe-temps l’emporte souvent sur le plaisir de danser Ion congo,hts treilhas, et la falaniloulo.
Le lutteur, a part sa nudité académique, n’a pas de costume spécial, mais l’on'‘^marque dans sa toilette, quelquefois assez soignée, le goût général du peuple pourle s couleurs tranchantes, qui se révèle par un gilet sang de bœuf ou une cravatef l’un rouge écarlate. Ils ont d’ordinaire les cheveux courts et ras à la malcontent, leobapeau languedocien en feutre gris relevé et liseronné autour des bords, la veste duPaysan. Plusieurs, grâce a leurs Pénélopes, ont du linge fin, et j’en vis un quis enorgueillissait singulièrement d’un jabot volumineux disposé en arc sur sa poitrine.
Outre le lutteur proprement dit, qui vit exclusivement de ses victoires, qui n’aPas d’autre métier ; qui, professeur théorique, développe les éléments généraux elSes systèmes particuliers, il y a le lutteur d’occasion. Comme tous ont quelques no-tons sur la lutte, c’est un paysan aux formes massives, aux bras musculeux que lePOx allèche, ou bien ( anomalie heureusement fort rare) un jeune homme de famille'distinguée, cédant au désir impérieux d’exercer des forces remarquables. Mais,c °mme lutteur de ce genre, celui qui tranche sur tous les autres par son origi-nalité et sa bizarrerie, c’est le Carraco.
Pc Carraco fait partie de cette grande famille inconnue, éparse sur les points dub'fobe, condamnée à la vie errante et nomade, sauvage en dépit delà civilisation qui1,1 cercle. Les Pyrénées rejettent cette écume dans les provinces méridionales. A
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