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'te sa famille etla bassesse de son extraction, lui-même fût-il le dernier des manants,lit carrière qu’il avait choisie le relevait du passé, et l’ordre auquel il appartenait lui'tonnait soudain un caractère sacré, une certaine valeur qui le distinguait du vulgaire.>nie certaine influence qui le mettait en position de tout entreprendre et d’arrivera tout: les séculiers ne voyaient plus en lui qu’un religieux ; et, de même que les bé-nédictins et les augustins, deux ordres savants par excellence; les carmes et lesfranciscains, ordres déchaussés et mendiants, pouvaient aspirer h toutes les dignitésecclésiastiques ou autres, et occuper tous les emplois publics. Mais cela n’est plus'Je l’époque ni des mœurs actuelles! nous chercherions vainement dans le religieuxd’aujourd’hui, tel que l’ont fait nos révolutions, quelques allures de ces apôtres quis’imposaient à nos rois, de ces conseillers que nous retrouvons au milieu de notrehistoire, superbes et audacieux, prenant toujours une part grande et active à toutesies choses de ce monde. Il est loin de nous, l'illuminé qui prêcha les croisades, lefanatique qui sonna la Saint-fiarlhélemi ! Grâce aux mille voix de la presse et audroit d’enquête qu’elle s’est arrogé; grâce surtout à notre soif insatiable de nou-veautés et de scandales, toute puissance mystique est ruinée, et la domination ec-clésiastique est désormais impossible. Jamais nous ne verrons reparaître sur la scènedu monde, et encore moins il la coin-, les prieurs voluptueux, les abbés intrigantsdu seizième et du dix-septième siècle; nous n'entendrons redire les joyeux passe-d'nips des vermeils et nonchalants profès de Cîleaux et de la Chaise-Dieu . A l'heure1 u ’il est, le religieux semble mettre toute son ambition, appliquer tous ses soins àse montrer le digne et véritable continuateur du saint patron qu’il a choisi pouruiodèle ; il n’existe que pour la prière, il n’aspire plus qu’à la tombe. Si vous lui de-mandez ce que c’est que la vie, il vous répondra : « l.e noviciat de l’éternité ;» ou bienencore : « Une étude de bien mourir;» tout comme un membre du jokeif s-club vous ladéfinirait, « l’étude du comfortable et du savoir-vivre. » Plus que jamais séparé deshommes, il reste en dehors de leurs folles révolutions et se tient à l’écart de tous lesévénements. Sa résignation est-elle sincère?.. Je le présume : pour un grand nombrecependant, son silence n’est qu’un effet de la prudence dont il a besoin, et (ce quiPourrait bien être ) des espérances qu’il garde de l’avenir ! — Les journées de juillet'UH fortement ébranlé les dernières illusions du religieux; pendant les cinq jours quisuivirent, il a rêvé la terreur et cru au retour des proscriptions ! 11 était plein de foiet d’attente : l’instant du triomphe était-il donc enlin venu? déjà son courage et son" r gueil grandissaient devant les formidables épreuves auxquelles le Seigneur sem-blait l’appeler ; il espérait la torture, il attendait le martyre !... Hélas ! il n’a trouvé'lue l’indifférence! — Oui, l’indifférence! — Il eût traversé fièrement la foule deSes bourreaux, souffert avec joie les plus atroces persécutions , mais c’est pour luiUn supplice imprévu, une condition honteuse et qu’il subit avec impatience, queCet oubli qui le ronge, que cette pitié qui l’écrase ! Si par hasard il descend des soli-des qu’il habite, voyez quel air humilié, quelle allure inquiète et souffrante;Coit | me il est étranger à tout ce qui l’entoure, comme il est dépaysé au milieu deaotre population active et bruyante ! c’est à peine s’il excite la curiosité des gens(>, sifs | Celui qui le coudoie se détourne à demi, ainsi qu’on fait pour une chose inné-
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