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Province. Tome premier.
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LE RELIGIEUX.

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importante de chaque ordre), sera ici la généralisation la plus complète et aussi laplus intelligible qui soit possible. Gravissez donc avec moi les montagnes escarpéesdu Sape}, situées au fond du Dauphiné, entre la France et la Savoie , franchissezle Guyer-Mort, les immenses forêts de la Correrie, et venez vous reposer dans le dé-

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s erl où saint Bruno jeta en 1081 les premiers fondements du chef-lieu de son ordre.Vous n’v serez pas seuls ; depuis plusieurs années les touristes s’y rendent en foule,attirés par les beautés sauvages et pittoresques de la nature, et par l’étrangeté desusages monastiques. Les chartreux nourrissent et hébergent, moyennant salaire,quelquefois plus de quatre cents visiteurs en un seul jour. Ne vous scandalisez point'lu scrupule avec lequel votre carte a payer est établie par le frère Jean Marie, duh'alic des boules d’acier et des élixirs de i’inlinnier, du commerce des chapelets,des rosaires, et du tabac dont le frère portier est exclusivement cliàrgé : ne faut-ill’as que tout le monde vivo? Eh! comment voudriez-vous, que des gens qui n’onll ‘ e u, que l’état oblige a 1,500 francs de loyer pour les bâtiments du monastère etueriaius droits de pacage, que ces gens-la, suffisent a leur entretien et a l’énormeconsommation des curieux, autrement que par leur industrie? Lorsque ces belleslorêts et ces gras pâturages étaient la propriété du couvent, les chartreux, comme“ujourd’hui les trappistes, offraient â tous les étrangers une large et généreuse hos-pitalité. Ils étaient prodigues de leurs biens. Pourquoi nous plaindre et les accuser?Us sont ce que nous les avons laits ; car, seulement depuis que nous leur avons1 «pris ce qu’ils possédaient, ils nous vendent ce qu’ils avaient l'habitude de nous offrir.

Au momenl de la révolution, on comptai! en Europe eenl vingl-sepl chartreuses.