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«'«'qui est du travail manuel, la règle laisse toute latitude aux pères : chacun doit choisir1 occupa lion (|iii lui esl plus agréable et y consacrer assez de temps pour qu’elle soilnue distraction salutaire, et que le religieux puisse toujours reprendre avec une joieNouvelle les devoirs essentiels de son état. Quant aux autres coutumes des cliar-h'eux, elles consistent, et ici je cite textuellement : -1° Dans une abstinence perpé-luelledc tout aliment gras, sans en excepter le cas de maladie, et dans la stricte ob-servance des jeûnes prescrits par l’Eglise ; 2° a prendre leurs repas seuls, dans leurscellules respectives, a l’exception des dimanches et des fêtes, jours de réunion el«le repos; 5° à ne point faire usage d’œufs et de laitage, pendant l’avent, le ca-cêine, les vendredis et certains jours particuliers ; 4° a se contenter de pain el«l’eau le vendredi, lorsque la santé le permet; 5° à coucher sur la paille avec des«Icaps de laine et les couvertures nécessaires; 6° a se lever toutes les nuits, après«luatre heures et demie de sommeil, pour aller chanter les divins offices;7° à garderla clôture la plus étroite, ne sortant du monastère que les jours de spaciement 1 ;N° a ne porter en toute saison que des vêtements et des chemises de laine.
Les chartreux sont généralement tolérants, d’une humeur égale et facile. Ils s’ap-pliquent a retracer saint Bruno, (pie les Bollandistes nous représentent riant etmo-«lesle, semjx’.r ernl festo vullu, sermrne modesto. Ceux qui sont en rapports directsavec les étrangers sonl gais et presque babillards. Le frère convers Jean Marie, parexemple, est un petit vieillard actif el plein de prévenance pour les dames; c’est lui«lui veille à ce que rien ne leur manque dans les bâtiments qui leur sont affectés, hors
du monastère. C’est lui qui, ayant été averti,mais trop tard, que l'espiègle miss Cécile ***transformée en un joli séminariste, explorait lesmystères du cloître, l’attendit à la porte, où il luiprésenta en souriant un étui cl un dé. — Voyez(loin François ; il a soixante ans, et vraiment, àvoir ses joues brillantes et rebondies, c’est àpeine s’il paraît la cinquantaine. A vingt ans ila prononcé ses vœux : alors il était chétif et souf-frant, il était inflexible jusqu’au fanatisme. Laretraite a refait son corps et son esprit, la matières’est fortifiée aux dépens de l'intelligence. Il vatoujours le sourire sur les lèvreset le front rayon-nant. Aujourd’hui son rosier est en fleur; cellenuit il chantera au lutrin; demain c’est le jourde spaciement.: toutes choses qui nous sem-
blent bien puériles et dont cependant il tire sajoie el son bonheur. Si parfois une tristesse in-quiète vient l’agiter, ce n’est pas que son âme
""nenade de deux on (rois heures (|nc les chartreux font en commun une fois par semaine.
‘UOUjnon. TEC.