LE RELIGIEUX.
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sionomie l’empreinte des macérations de la chair et des ferventes aspirations del’esprit; qui réponde h l’idéal de nos rêves et réalise à nos yeux les ardents néo-phytes du christianisme ou les premiers anachorètes de la Thébaïdc. Il s’arrête ! levoila qui s’agenouille devant la chapelle de la Vierge : ses mains sont pressées con-vulsivement; ses lèvres murmurent, je crois, une prière; mais ses regards sont dis-h'aits, son attention est tout entière absorbée ailleurs. S’il est Irop jeune pour quesoit le passé qui le tourmente, quel esl donc’ le pousse? — A vos pieds,
,lu fond d’un ravin obscur, serpente la source limpide de Sainl-lîruno : c’esl la unlieu consacré, un ombrage délicieux où les étrangers aiment à se réunir chaque soir.*- c jeune religieux, placé comme il est sous un épais taillis, peut (ont voir sans êlro' u > tout entendre ! assurément, ce n’est point le hasard qui l’amène si souvent en celeu , toujours a la même place et toujours a la même heure? Ne remarquez-vous pointtomme il est inquiet de ce qu’il veut faire, comme il regarde, comme il écoute s’il0sl bien seul dans cette solitude ! Il hésite encore... puis, on lin, il se livre résolumenta " désir qui le trouble : désir étrange et vraiment inexplicable! Voici qu’il con-l<,|n Ple avidement un groupe de jeunes gens et de jeunes femmes, prêtant une^•eille attentive à leurs folles causeries, cherchant à surprendre leurs moindres con-J c| ences ! Dom Isidore, car c’est lui, regretterait-il cette liberté d’aclion, ces liens si’ °ux de la vie , l’amour et l’amitié, deux sentiments qu’il ignore, et que pourtant il®°niprend vaguement? Cherche-t-il à pénétrer ce monde qu’il n’a fait qu’entrevoir?
se rait-il déjà 'a discuter dans son for intérieur la valeur de ses engagements? NulJ*® saura jamais tous les orages, foules les pensées qui bouleversent à cette heurearne de Dom Isidore ! Au sortir du séminaire, le jeune lévite, obéissant à une voca-de 11 Cl 0 - a ' t ,;ll < ' nne révélation céleste, est venu sans relard s’offrir aux épreuvese * a postulation et du noviciat. C’élail alors un enfant tout enivré d’encens el de