Band 
Province. Tome premier.
Seite
201
JPEG-Download
 

LE CAPITAINE DE COMMENCE.

201

Navires. Le premier coup rie canon lire sur la mer improviserai! une nuée de ees bâ-l 'monts armés en course qui ont été la terreur de nos ennemis depuis Duguav-Trouinjusqu’à Surcouf. Les corsaires 11e laissent passer aucun convoi sans faire de nom-breuses prises; ils ne s’attaquent jamais aux vaisseaux de guerre, évitent le combatautant que possible ; mais s’ils y sont contraints, alors ils déploient toute leur éner-gie, et souvent achètent chèrement la victoire. Leurs traits de courage sont innom-brables : on en a vu, par une diversion habile, détourner les convoyeurs en feignant"ne marche infér ieure ou des avaries, et procurer ainsi de riches captures à leur sconfrères ; fréquemment ils ont repris des navires français sous le feu de l’escorteennemie au risque d'être coulés eux-mêmes. Hardis cl rusés, ils ne perdent jamaisl’espoir d’arriver à leurs fins, mettent gaiement leur vie et leur liberté pour enjeu,et s’ils gagnent la partie, se plaisent à se moquer de leurs adversaires, hissent àl’envers le pavillon du vaincu en signe de dérision, ou le remplacent par des em-blèmes grossiers et ridicules.

mm

mm.

L’un d’eux s’étant trop avancé à la poursuite d’un bâtiment que protégeait unebégaie anglaise, se vit forcé d’amener sans coup férir, la disproportion des forces neRemettant pas la résistance. Un lieutenant, deux midshipmen et quelques matelots'’Urent atnariner le brick mis à la remorque de la frégate. Le soleil allait se coucher,1,1 les Anglais renvoyèrent au lendemain le soin de transborder les prisonniers.b* 1 reste, le capitaine avait si bien pris la chose, qu’on ne pouvait en conscienceSe défier de lui. «Fortune de guerre, messieurs, disait-il, je m’y exposais; cepen-'b'ut, avant de nous séparer, vous me ferez le plaisir de partager mon dîner, j’ai1- 1 2(1