LE Ml Mît K.
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rieur d une importante exploitation ; il y eu a de beaucoup plus modestes, mais quine diffèrent de celle première que par le moins grand nombre de moyens et d’us-tensiles... Mais, un instant I il est toujours bon de savoir avant de voir, et, commeune fois embarqués je ne veux plus interrompre le pittoresque de nos observations,asseyez-vous là, où vous voudrez, dans la cabane du machiniste, sur cette brouettecassée, et écoutez. En attendant que la benne soit remontée, vidée et prête à nousprendre, donnez cinq minutes d’attention à quelques détails indispensables, et dontnous n’aurons plus ensuite à nous occuper. Il est naturel qu’on dise un mot surles mines avant de parler des mineurs.
La présence du charbon dans la terre se reconnaît à des signes plus ou moinscertains. Quand on a acquis à peu près la certitude de son existence, la sondecreuse le roc, où plus tard se pratiquent les puits; et quand les puits ont la pro-fondeur voulue, on avance horizontalement jusqu’à ce qu’on rencontre les filons etles couches de houille. Alors s’ouvrent les galeries, droites, tortueuses, montant,descendant, peu ou plus profondes, et étayées comme vous verrez. Dans les couchesde charbon seulement s’ouvrent aussi d’autres puits de quatre pieds carrés envi-ron, garnis d’échelles, et servant aux ouvriers pour monter dans les filons et percerdes étages supérieurs de galeries, où se doublent, se multiplient les mêmes tra-vaux d’exploitation. Dans ces galeries profondes, l’air ne circule pas toujours faci-lement, et sans air on ne peut guère travailler. Il faut donc des moyens de sup-pléer à ce manque d’alimentation dans les courants vitaux. L’hiver, la températuredes galeries étant plus chaude que celle du sol extérieur, et l’air chaud s’élevantplus léger que l’air froid, l’équilibre entre les deux températures est facilementrompu, et les courants s’établissent. En été, le contraire ayant lieu, c’est-à-direl’air chaud et par conséquent léger étant à la surface, il faut avoir recours à un ai-rage artificiel. Il y a plusieurs modes de l’établir. On dispose dans les galeries desportes d’airage, de façon à forcer l’air à passer partout, et, avec les précautions né-cessaires, on suspend dans l’un des puits, et à une profondeur calculée, un énormebrasier de houille; l’air froid s’échauffe, et vous comprenez que l’équilibre destempératures est détruit comme dans le premier cas, et qu’il y a courant vital. Onse sert aussi parfois de ventilateurs, mais plus rarement et souvent avec moins desuccès. C’est pour faciliter l’emploi de tous ces moyens qu’on a pratiqué dans lesmines des puits où les ouvriers descendent à l’aide d’échelles ; et aussi parce qu’unebenne ne pouvant contenir que trois ou quatre hommes, il y a souvent, surtoutquand les puits sont profonds, une trop grande perte de temps. Ces descendriessont disposées de cette façon: les échelles sont clouées perpendiculairement à undemi-pied du mur; à tous les vingt-cinq pieds environ se rencontre un plancher,et à chaque plancher les échelles changent de côté, pour que plusieurs ouvrierspuissent monter et descendre en même temps sans se faire obstacle, les planchersleur servant de lieux de repos. Quand ils escaladent ces puits, ils passent leur picdans le dos de leur veste, leur lampe dans le pouce de la main droite, et ils vontet viennent ainsi, sans autre soin que celui de se tenir solidement à leurs éche-lons de bois. Ils n’ont presque jamais, pour monter et descendre de la sorte, ni