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Province. Tome second.
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LE FKANC-COMTOIS.

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Celte locution ne paraît point risible a Besançon où l’on nomme les laitières,(es f unt >ucs de arme. Quelqu’un qui va ç.à et l'a, furetant, est un homme qui'luendie et, dans la bouche du bisontin , le mot débraillé devient dépenvaillé, ce( 1*», à proprement parler, signifie déplumé. Un Comtois a toujours la pincetteà lail tisonne incessamment, et à chaque visite qui survient il demande une bûcheI C ces «feux mots ne vont pas l’un sans l’autre. Malgré ces vices de locutions,^ l)0 urgeois de la Franche-Comté n’a point la trivialité de ceux de Paris , et on neentendra guère, à moins qu’il n’ait épuré son goût par les voyages, désigner saune sous le litre de mon épouse. De toutes les locutions qui lui sont propres, las remarquable, sans contredit, car elle résume un trait saillant de son caractèreace > volontaire et dominant, est celle qui le conduit à user sans cesse du verbevouloir dans les occurrences où ce mot autocratique est hors d’usage. Un ComtoisSl, ant entre deux démarches les plus sérieuses du monde, ne dira point: Ferai-jeeci , forai-je cela? faut-il agir de cette manière ou de celle autre? Non, quels'l Ue soient l’influence qui le domine ou les avis qu’il a reçus, il demandera :” aller ici ou là? veux-je m’opposer ou me soumettre à telle nécessité? » Il

Se, nble affirmer ainsi qu’il ne relève que de Dieu et de sa propre volonté Le verhe°ul°i r s’ajuste à toutes ses idées et remplace même le verbe aller dans certaines^«Plions métaphoriques . Ainsi, dans une partie de caries, si le jeu se présente bien,s ecrie : « Je veu.x gagner cette fois. » Sur son lit de mort, dévoré par un mal in-Ur able, il murmurera triste et la voix éteinte : « Las-moi, je sens bien que je veuxm °urir ! »

Néanmoins, ces hommes de fer sont accortes, sensibles et très-serviables, surtoulJ ° Ur l° s étrangers qu’ils recherchent à Paris et qu’ils évitent dans leur terre natale.jCs ^ on Moisessont reconnaissables à leurs pieds assez forts, à la façon lourde dont ils° nt all «chés et à la grosseur de la malléole interne. Elles ne peuvent traverser la ruea,,s se croller, leur châle est toujours de travers, elles oui la taille courte. Ellesj’^teiu volontiers un petit nez pointu, leur mâchoire inférieure est Irès-développée,r tenue grave et leur esprit moins acéré que celui des hommes.

Ces détails sont minimes, ces nuances peu accusées, maison ne pourrait rendre les! r>11 leurs plus vives sans cesser d’être vrai. Les types provinciaux s’effacent de jour en!! mr > (> t l’habitant des départements, observé sur son propre sol, ne peut guère donner11 f l u ’à une étude plus ou moins fine, fondée sur des minuties. Ce qui frappe les les commis voyageurs et les sous-préfets qui séjournent en Comté, c’est qu’on- uiange des gaudes, sorte de bouillie de farine de maïs, assez déplorable au goût,e°nirrie tous les aliments très-sains. Celte substance est si inséparable du nom"° m tois, qu’on ne saurait oublier d’en faire mention, bien qu’elle n’appartienne pasexclusivement à ce pays et que les gaudes soient un peu germaines de la polenta des’c'Oon lais. Les véritables signes distinctifs du Comtois se sont réfugiés dans le patois,SOlls mieux, dans les patois, car il y en a plusieurs; ces idiomes ont leurs poêles|)|/ eUrs 'égendes féeriques. La Wouivrc, les gnomes, les fées, les dames vertes,■'nches ou bleues, les follets, la femme sans tête et le chasseur noir jouent un grand

l’oie <|;

llns ,a mythologie comtoise .