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LE LANGUEDOCIEN.
l’honneur de la Vierge, promettant une violette d’or a l’auteur du meilleur ouvrage.La première séance de cette académie eut lieu, après deux jours consacrés a la lec-ture et a l’examen des cierventès, le -I er mai 1524, dans un jardin du faubourg, enprésence des senhors del Capitol. La joya de la violetta fut adjugée à Arnauts Vidal.<ie Castelnau d’Arri ; e gazanhet la violeta de l’aur à Toloza, nés assaber la pre-miera gué si donet '. Colard d’Estouteville, sénéchal de Toulouse , organisa la nou-velle académie par un règlement du 6 juin 1559. Elle publia en 1555 ses statuts,rédigés par son chancelier et son bédel, avec un traité de rhétorique et de poésie.Les sept irobatlors prirent le titre de mainténurs. On était reçu bachelier en la gagescience et en rhétorique, après avoir remporté un premier prix et subi un examen ;et l’on recevait un diplôme scellé de cire, orné de lacs de soie .verte. Pour être doc-teur en la gage science, il fallait avoir été couronné trois fois. Installés au Capitoleen 1556, les Jeux floraux acquirent une si haute réputation, qu’en J 588 Jean d’A-ragon priait Charles VI de lui expédier des poètes de la province de Narbonne , afinde transplanter la gaije science en Espagne. Une dame toulousaine,Clémence Isaurc,dota richement l’académie. On augmenta successivement le nombre des prix, elcelui des mainlénûrs fut porté a trente-six, en y comprenant le chef des capilouls,par lettres patentes de 1694. Il est de quarante depuis un arrêté de juillet J 725, etles prix distribués sont : une amarante d’or pour une ode, une églanline d’or pourun discours d’un quart d’heure de lecture, une violette d’argent pour un poème decent vers, un souci d’argent pour une pastorale, un lis d’argent pour un sonnet ouune hymne a la Vierge.
Goudelin, auteur toulousain du commencement du dix-septième siècle, avait ditdes Jeux floraux, dans son Salut à Ions /Ions de Dama Clemenço :
Car tant que le monde sera,
D'autro flou non se parlera ;
mais la prophétie du patriotique rimeur ne s’est point réalisée, et l’institution dessept trobadors, dégénérée et ruinée, est presque tombée, dans l’opinion des Tou-lousains, au niveau de l’Académie française , hélas !
Les pièces de vers présentées au concours doivent êlre écrites en français , quoiquela majorité des Languedociens préfère encore le dialecte local h la langue française .On voit, par une lettre de Racine à M. de La Fontaine, en dated’Uzès , 11 novembre1661, que de son temps «on avait autant besoin d’un interprète en Languedoc qu’unMoscovite en aurait besoin à Paris, » et même aujourd’hui, le français est loin d’êtrela langue vulgaire du Languedoc . On l’y parle sans correction, d’une voix criarde elglapissante, avec un accent que le ciel vous préserve d’entendre, et en le bardantd’idiolismes à faire bondir Lhoinond dans sa fosse, comme : Vous avez tombévotre mouchoir. Il s’est changé à la campagne. Je ne l'ai vu jamais plus. Venezplus à bonne heure, etc., etc.
Dérivé de l’ancienne langue d’Oc, le patois languedocien a des variétés. Du côté
Col énoncé osl on têto d’un manuscrit de la pièce couronnée.