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t(i tes méridionales quand un motif extérieur vient surexciter l’exaltation qui leur estnaturelle. On a eu tort de rejeter exclusivement sur le fanatisme la responsabilité deser imes commis à chaque réaction politique ; si les Avignonnais ont été plus avant que*°us les autres dans cette voie sanglante, il ne faut point perdre de vue qu’avani* a révolution Avignon était un lieu d’asile; que tous les voleurs, les escrocs, lesnieurli iers de la France et de l’Italie venaient s’y réfugier, et que la populace dep l de 1815 subissait à son insu l'influence de sa terrible origine.s i maintenant de la populace nous passons à l’ouvrier, nous le trouverons h Avi-Sllon comme partout très-attaché aux pratiques du culte, et cependant très-cor-l()| t)pu. Le journalier de Birmingham , qui tolère la prostitution de sa fille, ne consen-llra jamais il travailler le dimanche; le canut de Lyon , toujours prêt a faire le coup delu »il, va les jours de IV te en famille porter un ex-voto a Notre-Dame de Kourvières ;' e teinturier d’Avignon quittera son sac de pénitent pour danser à la guinguette,011 four siffler au parterre une Dugazon qui ne lui convient pas. Chez les femmespeuple la dévotion est un charme de plus, elle remplace presque l’éducation.^°yez en effet celle jeuiie laffetatière qui passe a votre côlé sur la place Pie; pen-dant toute la semaine elle fait aller la na-vette, personne ne lui a appris a lire,elle ne sait rien au monde de ce queconnaissent les griscltes de Paris , quiont pour se former les romans de Paulde Rock, les lettres de leurs amantsdes écoles, et les hais de la Renaissance :heureusement cette laffetatière faitpar-lie de la congrégation du Sacré-Cœur .Il y a dans cette congrégation des de-moiselles fort bien élevées dont elle en-tend les conversations; le directeur, quiveut que son troupeau fasse bonne con-tenance a la procession " ' e, luiapprend comment on porte son bonnetconvenablement, comment il faut setenir droite avec grâce, et surtout com-menton doit délicatement garder son œilbaissé vers la terre ; que de fois cettedernière partie du caléchismelui serviradans les circonstances difficiles de sa vieteiilureuse! Cette coquetterie de la dévotion apprise dans les coulisses de lasacristie.1,1 ternie fille l'apportera dans les trahis', il la promenade , dans le tête-à-tête, et'"'te une grisolle charmante qui n’aurait jamais existé sans le Sacré-Cœur de Jésus.
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