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'^ e nos jours le regret de n’avoir pas réussi. Avignon a toute la mélancolie de l’ani-1 lon foudroyée; ses églises, ses promenades, ses rues mêmes, ont l’air d’être encore -ans I attente d’un grand événement qui doit peupler leur solitude. Avignon soupirea P r ès un pape. Pour trouver un peu de gaieté, il faut parcourir les environs. Sur leslv esdu Rhône et de la Durance, s’étalent des prés humides, de vastes moissons, del 'ches vergers ; a l’horizon se dresse la cime bleuâtre du mont Venloux, le géantI )r ovençal, et les mille petites rivières qui sortent de ses flancs se perdent en uneule de méandres qui vont porter la fécondité au sein de ces campagnes. Une po-Pulaiion pleine de force et de beauté arrose de ses sueurs ce sol intelligent et fécond| |U| * os lui rend en richesses. Le dimanche, tous ces villages, cachés derrière des"is de saules, chantent leurs sérénades les plus joyeuses, dansent leurs plus chaî-nantes farandoles. Des couples amoureux se glissent entre les peupliers. Le rossi-i’ l)0 l soupire, le tambourin retentit, les cœurs chantent leur hymne intérieur h lae auté, et le lendemain tous ces jeunes gens, tous ces vieillards, toutes ces jeunesles , après avoir écouté la bénédiction du matin, recommencent le cours d’une vie'! U| Peut se résumer dans ces trois mots : Dieu , le travail, l’amour!
_ s ' vous y consentez, nous n’irons pas à Vaucluse oit il n’y a plus qu’une aubergel’on vous sert des sonnets en guise de truites; passons le pont d’Avignon , si célèbreans les chansons populaires. Arrêtons-nous un moment à Apt dont le nom trahit lesInoccupations culinaires de ses habitants : ce nom n’est pas en effet autre chose‘l’ 1 une dérivation d ’appelere, au parfait appétit, qui, â la longue, sera devenu apt1 contraction ; on trouve même ce mot écrit de la manière suivante dans une vieillel'luonique : ap‘. Les citoyens de cette sous-préfecture ne songent qu’à justifier celte°Ppétissan le étymologie. Tout le monde est confiseur à Apt , cuisinier, ou marchandc truffes ; ceux qui ne professent pas l’un de ces trois métiers, fabriquent des pots! )0U| ' mettre ces confitures, des marmites pour préparer ces ragoûts, et jusqu’à desl ° lr ines pour les oies du Capitole toulousain qui sauvent tous les jours la ville. Apt ,enfermé entre des collines, est le chaudron à confitures de la France . Tous les Ap-tesie ns sont gastronomes, et savent Brillat-Savarin par cœur; les suicides de cuisi-•t'ersy sont très-fréquents quand la marée vient à manquer. Du reste, les préoccu-pions gastronomiques ne régnent pas seules à Apt ; la gastronomie est sœur de laPoésie, Cornus est le lils d’Apollon , quoique ce ne soit pas M. Scribe qui le chante.e ! s ans parler de l’abbé Aude , l’inventeur de Cadet Roussel et de Madame Ançjo, Apt^nfer I1)e ( ] eux fières poêles, MM. Fortuné et lilzear Pin, auteur d’un livre intitule°ënies et Sonnets, qui tous les deux ont fait remarquer leur trop courte collabo-la f'on dans la presse parisienne.
A P | ès Apt, nous nous contenterons de citer Lourmarin , Cabrièrcet Merendol, lar °vence vaudoise; Cavaillon , célèbre par ses melons; nous laisserons Perluis sede-all| e contre la Durance, et construire des ponts qu’elle emporte chaque année. ArlesU° Us “llend; profitons du bateau à vapeur, dans quelques heures nous nous pro-«**>». sous les arceaux de Sainte-Trophime, et nous escaladerons les gradins dear(J nes qui forment le Colysée de Rome provençale.
•° hhône a beau prendre sa source en Suisse , c’est, avant tout, un fleuve proven-