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Province. Tome second.
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LE PROV liNÇ V L. 85

j ^ * j(;s cercles, les "risettes, le théâtre, la chasse, forment les plaisirs de la jeunesse :s cercles ressemblent aux cercles de Paris ; les grisettes aussi, avec cette différence,lu elles sont plus jolies, et que, pour les séduire, il faut parler un peu le patois ; leea treest semblable a tous ceux de la province, il est surtout fréquenté par des femmesséantes dont le personnel est toujours le môme : on ne saurait reprocher aux fds deav °ir pas les mêmes goûts que leurs pères. Quant à cette chasse au poste, où l’onp tei, d pendant deux heures, sous une cabane, un oiseau qui n’arrive pas, elle este n le symbole de cette vie toute de patience et d’anxiété, qui attend le négo-Cla ni. La littérature existe a Marseille , mais elle n’y est que tolérée ; tous les litté-J^feurs Marseillais sont à Paris , où ils forment les deux tiers du journalisme. MM. Sé-bl| en Berteaut, Adolphe Carie, Louis Méry, Autran, Benedit, qui écrivent de char-

mants

articles, ne sont restés dans leur patrie que pour prouver que toute règle a ses

Xce Pti°ns. Les monuments grecs et romains ont disparu du sol de la vieille Phocée,tQais 1 empreinte en est restée dans les mœurs de ses habitants actuels ; les élémenls

"cuveaux qui s’y sont joints ont formé un caractère des plus complexes qui soient au| ïl °nde ; ainsi, quoi qu’il ne cherche pas à recréer une nationalité perdue, et qu’il se, ne plus que jamais vers le centre, vers la cité qui représente l’unité française,e st-à-dire vers Paris , le Marseillais tient du Grec par son goût involontaire pour lesartb j par son amour de la vie en public ; il tient du Bomain par sa sobriété. Au contactOrient, il a puisé ce respect de l’intérieur qui fait presque un harem du foyer do-J^tique ; ses relations avec l’Italie et l’Espagne lui ont donné à la fois la vivacité in-*§ente de l’une, et la gravité de l’autre. De tous ces éléments si divers, il est résulté*' lui une aptitude merveilleuse pour toute chose. Aussi le Marseillais joue-t-il unein 'portant dans toutes les époques : au monde payen, Marseille à donné Pythéas do' jUt ^ m ^ neS ’ *’Améric Vespuce et le Colomb de leur temps ; le christianisme lui

fouPetitselle

Victor, ce saint qui combattait a la tête des armées romaines ; à Louis XIV , eller mt Pujet, le Corneille de la sculpture; quand il ne s’agissait que de faire desv ers et des petites comédies, elle envoya Barthe a Paris ; à la poésie modernea donné Méry et Barthélemy; a la philosophie, Louis Reybaud ; â l’histoire, Ca-Sue; au roman, Léon Gozlan ; au feuilleton, Eugène Guinot, Amédée Achard ,c Utle foule d’autres que nous omettrons pour éviter l’aride nomenclature ; pendant® teia ps elle poursuivait sa brillante carrière commerciale. Une chose qui l’em-( j e le( f e prendre tout de suite le haut rang que la colonisation d’Alger et l’attitudeClient lui onlassigné, c’est le manque d’esprit d’association. Les Marseillais ont^ gtemps vécu en république ; le principe démocratique exalte â un haut degré la^ ans l’individualisme. L’unité française, de plus en plus puissante tous les jours,lia 3 <l ' s f )ara ' trt! ce v ieux levain, et alors Marseille se trouvera tout à coup a laUteur de ses destinées. Ce moment n’est pas éloigné, il est arrivé peut-être, et

Uue volonté préméditée de la Providence, sa mission est tout entière retracée

5 une inscription qui a vu le jour aux temps de sa splendeui la plus leculée .Ma -

f *ans

Phocensium filia, lïoinœ soror, Alhœnnrnm wmula, Carthaghris lerrov,,|p ^ l aei l 'e monumentale ; le rôle de Marseille est encore le même aujourdhui. SœurÙalio, la HHo des Phocéens n’esl-elle pas appelée a civiliser l’Orienl comme