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Province. Tome second.
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I.L liASgiü.

lLI,t tlc telle S()| . te ^ CC | te mémorable bataille des M ois empereurs, qu’amnistie leur lutlc cordée du crime de désertion. Dans les joutes de la paume, provoquées souvent|)ai ( * es espèces de cartels et accompagnées de paris considérables, des témoins ou■l || 8es du camp veillent a ce que les règles du jeu soient observées, et prononcent111 * cs coups douteux. Habillés'a la légère, chaussés de sandales ou A'espartïllcs,dé(^ ante * et ( * G culr a * a main i les joueurs prennent champ dans un vaste cirque, se*ent, courent, bondissent en se renvoyant une balle dure, élastique et pesant•^qu à seize onces. Quand les jeux sont terminés, les paris s’acquittent, et le vin

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se consomme. C’est alors que les bardes entrent en exercice et entonnent leurs

triomphateurs; mais si l’un d’eux, trop caustique, offense les vaincus, ses

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f er . deviennent le signal d’une rixe très-grave : les gaiiibets sont tirés, les bâtonssaisis, et le sang ne tarde pas a couler... ! Quand la colère est assouvie et lafielée dispersée, les battus vont se faire panser avec l’espoir d’une revanche pro-la| ne... Ainsi s’engendrent et se nourrissent la plupart des rivalités qui divisent* rob)| idémenl les habitants du pays basque.

Quoique vif, spirituel, orgueilleux de sa nationalité et pourvu d’une languees tee la même depuis deux mille ans, le peuple basque n’a point de littérature na-I oale a présenter. Pour en trouver quelques rares et informes monuments, il( ' ,Ut en appeler a des mémoires d’élite ou s’adresser a certaines familles qui lesoiiservent presque toujours en manuscrits comme un patrimoine spécial transmis^ a ge en âge. Les moins difficiles à se procurer, sont des pièces dramatiques, appe-es Pastorales, assez semblables a nos anciens mystères. A part quelques épisodesPrixntés à la Bible et a la mythologie, les souvenirs de Koland, ceux des che-fou ,e - de la Table-Ronde, de Clovis , d’A laric, de la guerre des Maures, de Napoléon,r nissent matière à ces productions théâtrales qui ont leur règle poétique aussiexible q U e ce n e f ] es t ro | s un ilés l’était autrefois pour nous. Aujourd’hui encore,

I Sl *jel doit être taillé sur le même patron et d’après les lois imprescriptibles de<le<f' iS ^ 0ta ' e ’ ^ onL ' es modernes interprètes passent huit mois de l’année 'a tricoterI s b as de laine auprès de leurs vaches, et les quatre autres à chasser l’isard eti V ‘ ,al °mbe. c’est pendant les huit mois de garde près de leurs troupeaux, que ces

Patres

imbus des traditions du moyen âge, dont leur imagination s’enflamme dansélaborent des drames héroïques où l’esprit martial du Basque prendess °r incroyable. Deux ans souvent avant la représentation d’une pastorale,

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a solitude,"n .

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!eu U, * ase< ^ a " s ' e P a Y s ; et quand arrive le grand jour scénique, des milliers de spécia-les S S ° n 1 reru lus il® lionne heure devant un théâtre dressé en plein vent dans laI e clairière d’une forêt pyrénéenne. La flûte, le litre, le tambourin, instrumentsc ° Prédilection, composent l’orchestre. Pour partie accessoire et obligée, sont desa, °ades d’empereurs et de Sarrasins évolutionnant d’abord sur une pelouse, puisIT|is an Ç a,u d’un seul bond et en mesure sur le théâtre, après avoir successivementt . )| jfl 3,e, l a terre. La pièce commence invariablement par un long prologue ou réci-y , d°nt la prosodie rappelle la mélopée grecque. L’auteur ou l’un des acteurs11110 l’esquisse du tableau qui va être déroulé sous les yeux des spectateurs, ei

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mille

en invoquant leurs sentiments religieux. Tous les colliers de perles, les pana-