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Province. Tome second.
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LE BASQUE.

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e, chaquelu lecteur

mettant le pied dans le pays basque, l’observateur remarque d’abord la lierlé<lcs indigènes : elle apparaît dans leurs regards, perce dans leurs traits, et sejnanifeste dans toute leur attitude, lîien différents des paysans des autres contrées,Ls basques marchent toujours la tête haute, les épaules effacées et d’une manière( j" " e peut plus résolue. L’énergie du front, la noirceur des sourcils cl le reflet1 ® s ang q U i co i ürc i’ œ i| ( i u Basque donneraient un aspect assez farouche a sa"'îsionomie, si elle 11e respirait un certain air de franchise mêlée de gaieté. Au^estc, la tôi e de ce montagnard offre dans ses parties supérieures une coïncidencea Ppaute avec celle des oiseaux de proie. O11 ajoute même que certains disciples dese permettent de croire que le crâne du basque présente des proéminences' l Vant pour sièges quelques instincts destructeurs. Comptons bien vite cette asscr-1 au nombre des erreurs phrénologiques, car rien ne la justifie.

^t'and, élancé, agile, nerveux, le basque est plein d’animation; il porte les che-Lu x longs, comme attribut de noblesse et «le liberté séculaires. Son teint brun, sesycilx Hoirs, que la colère ou la joie font étinceler, impriment à son faciès une gl ande•Mobilité d’expression. Qu’il parle, c’est a grand renfort de gestes et de brusques'^ouations ! Fanatique de ses antiques usages, il aime peu l’agriculture, en déI l ^ l,e surtout les nouveaux instruments, et, comme un véritable enfant d’Abra-dlll > N se livre de préférence aux soins des troupeaux. Quoique essentiellement coutle ! ? eUX ’ c ' es * 1 avec regret qu’il se soumet à la discipline militaire : il lui faut d’ailleurs8 ehefs de son choix, des Harispe, qui le comprennent et sachent guider sa fougue^l’Pétueuse. Assez querelleur dans l’état normal, le basque n’est plus du tout ma-( / ,> * ) le s’il a trop souvent eu recours au vin de Peralta, qu’il apporte d’Espagne par^■Ut'cbande. Sa fureur est alors sans bornes; il frappe du bâton a tort et a travers,Joue du couteau en aveugle.

e| l * JnCvesl ° Moue en drap ou en velours, des pantalons de la même étoffe, une

'dise toujours très-blanche, voilà le fond du costume du basque. Comme agré-

p . 1 uidispeusable, H se parc d’une ceinture en soie rouge tournée sept à hui!

aut °ur du corps, et dans les plis de laquelle il glisse sa pipe en terre, sa bourse,

s , Quelquefois son couteau, instrument docile de ses emportements furieux. Des

( |Ue 3 GS ° arn ' es Srclols lui servent de chaussure, quand il doit exécuter quel-

e danse nationale ; à son col est une cravate à la batelière, et sur l’oreille un’eret 11 ’

s'en * eu ‘ ^' csl dans cet équipage leste, coquet et fort bien porté par les jeunes

«'h'.' ^ U<! H asc iues se rendent, par groupes de dix à douze, aux foires et mar-

es de Sainl-Jean-Pied-de-l’orl, de Mauléon, de Hasparren et de bayonne . Ainsi,

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a au 20 août, ils descendent du Labourd , de la Soûle et même de la basse-VaiI 'e, aux bains de nier de biarritz . Chaque année, cette époque est pour eux

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