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Province. Tome second.
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LE BEAUCERON. 101

"ail laboureur: c’est son instinct, sa vocation, et, robuste enfant de quelque ferme,ü essaye ses premiers pas dans le dur chemin de la vie, en courant, pieds nus, àl'avers les jpiérets ou par les rues caillouteuses de son village. De bonne heure ilapprend à guider la charrue, à tracer un sillon , car chaque métairie est comme une'"che, d’où les oisifs sont exclus. 11 acquiert ainsi dans les rudes travaux des champs""" vigueur peu commune, cl ses traits, brunis par les rayons du soleil, ont quel-'l"e chose de sévère et d’accentué qui respire la plus mâle énergie.

I ^ es habitudes réglées des campagnards de la Beauce contribuent surtout à entre-celte fleur de santé qui les distingue du citadin.—Levés avec le jour, ils se cou-^ enf avec lui, comme l’oiseau du bon Dieu , qui fait son nid sous leur chaume; etfiaient les longues veillées d’hiver, où les femmes se rassemblent et vont filer danss tables, ils n’auraient jamais recours à d’autre lumière que celle du soleil; car,l e f S * a ID’éle, qui détruit sur pied leurs récoltes, ce qu’ils craignent le plus, c’est^ 'P'i consume le blé dans leurs granges. Chez eux, toute heure a son emploi,® "l'ose revient A son temps; chaque saison les retrouve préoccupés des mêmes