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Province. Tome second.
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LE BEAUCERON. 10»

,,ai 'is à Tours vivifiera ces déserls de la Beauce, lors<|iie la vapeur eu aura fait, pour■dnsi dire, un des faubourgs de la capitale ?... Certes, on peut espérer qu’alors cesllons paysans, régénérés dans leurs mœurs et dans leur caractère , n offriront plus1,e n d’excentrique à l'œil de l’observateur, Ilàlons-nous donc de les dépeindre tels( l u ils sont aujourd’hui, et Dieu veuille que demain ce soit de l’histoire ancienne !

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K'i arrivant à la ville, le laboureur, que ses voitures ont précédé, suivant l’usageeta ldi depuis un temps immémorial, confie la vente de son blé à des femmes orga-'•sées en corporation et qu’on nomme assez lestement laveuses de culs de potiche ,j’ai ce qu’elles sont chargées de lever le sac lors du mesurage; puis il s’en va tranquil-ei ’t faire ses emplettes, renouveler ses baux ou payer ses fermages. Les leveuses,^Sennant une faible rétribution, procèdent, en son absence, à la livraison du grain,^ 111 i acheteur remet immédiatement le prix entre leurs mains. Le soir, après l’heureMarché, le cultivateur vient recevoir des leveuses l’argent qu’elles ont touchélui, et, bien que fréquemment il se vende en un seul jour sur la halle pluse dix mille quintaux de blé, la probité de ces femmes est si grande et l’ordre quiI’ 1 èside leurs opérations si admirable, que presque jamais, dans leurs comptes, on" e voit de confusion ni d’erreurs; et lorsque par hasard il s’en Irouve, la corpo-jdion entière couvre le déficit. Ce mode de vente tout particulier, en facilitant lesf tans aclions commerciales, épargne des moments précieux au laboureur, toujours01 ^ ava >'e de son temps, et qui, dans sa bonhomie, considère comme perdu celuii"'! passe loin de sa campagne. La vente du grain est la setde, du reste, qui se