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Province. Tome second.
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LE BEAUCERON.

fêle , ou lorsqu’elles viennent à la ville, un luxe prodigieux de dentelles et de bijouxd °r et d’argent. Leur costume, qui se distingue par des couleurs éclatantes et variées,es i assez semblable à celui des paysannes de la banlieue de Paris ; il n’en diffère queP ar la coiffure. Mais cette disparité, si légère en apparence, suffit pour donnei à* ensemble un caractère spécial et tout à fait distinct. En effet, le bonnet beauceronc °nstilue, à lui seul, une originalité; c’est une personnification , c’est un type, c esttout. Pi us simple et plus gracieux que celui des Normandes, plus modeste suiloutdans ses proportions, il laisse le front libre et découvert, tombe coquettement sui lestonipes, où le brun des cheveux fait ressortir sa blancheur, et va se nouer derrière latole, en arrondissant autour du cou ses barbes tuyautées et transparentes. 11 est arméParfois d’un large ruban de satin, fixé sur le devant par une épingle d’or ou tout"uinient bouclé sous le chignon. Cette coiffure avenante sied fort bien au teint ver-toeil des Beauceronnes, qui savent toutes l’ajuster avec un goût parfait. C’est dansCel to partie capitale de leur toilette qu’elles déploient le plus d élégance et de îi-°hesse, et leur petit bonnet, avec ses dentelles, ses broderies, coûte souvent plusc| to»’ que les orgueilleux chapeaux de nos grandes dames.