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LE BEAUCERON.
La coquetterie que mollirent les grosses fermières de la Beauce, et qui partout,comme on voit, est l’apanage de leur sexe, n’ôte’rien d’ailleurs à leurs excellentesqualités : ce sont de braves et dignes femmes, de vigilantes ménagères, ayant lesyeux à tout, donnant elles-mêmes l’exemple du travail, et toujours les premièresdebout comme les dernières endormies.
Que, dans le village, un pauvre journalier tombe malade, ait besoin de secours,c’est à la ferme qu’il s’adresse, c’est la fermière qui lui donne ou des couvertures oudu bois. Ou’un mendiant passe, cherchant un gîte et du pain, c’est encore à la fermequ’il se présente, c’est encore la fermière qui apaise sa faim et lui montre la grangeou l’étable, refuges toujours ouverts par l’hospitalité beauceronne. Enfin la maîtresse,ainsi qu’on l’appelle, est la cheville ouvrière et la providence de la maison. Aussivoit-on souvent une femme veuve continuer à diriger les travaux de sa métairie,tandis qu’un homme seul y peut rarement suffire.
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