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L’HABITANT
DLS LANDES.
e cherchons pas à le dissimuler, les Laudes , ce long dé-sert qui commence aux portes de Bordeaux pour alleraboutir a l’embouchure de l’Adour, n’ont rien de fortséduisant, et flattent médiocrement notre amour-proprenational. Celle contrée est sans comparaison la par-tie la plus disgracieuse du beau royaume de France,sous quelque point de vue qu’il plaise de l’envisager.Des sables brûlants pendant l’été, des marais et desen hiver, un pays malsain dans toutes les saisons, et des solitudes al-, où l’horizon paraît sans bornes, voila l’aspect des Landes , et surtout des^ 0| os ( | e l’Océan, connues sous les noms de Buch, de Boni eide Maransin. Qu’une"Pète y jette, par exemple, un malheureux étranger, pourra-t-il jamais croire,avoir péniblement franchi les dunes du littoral, qu'il a mis le pied dans cetter< "'ce également célèbre par la fertilité de son sol et ses progrès en civilisation ! A la,llle plage éminemment hideuse, de plaines arides et d’habilants aussi rares quele, iîs qui errent sur ce sol désolé, il pensera tout d’abord être à la merci d’uneJ^Plade sauvage dont le costume, les manières et l’altitude sont des plus bizarres..'" 0| fl'i’il en soit, c’est sur cette terre ingrate, ça et là couverte de bruyères, d’a-j”. n<is épineux et de bois de pins, que végètent plutôt qu’ils ne vivent environ trentej e ^°, < ' <îs P ar lieue carrée, absolument Français comme vous et moi, mais avec lesquelsl e P"die hautement pour ma part tonie espèce de communauté de goûts etd’habi-( es - Loin de pouvoir, dans leur jargon barbare, articuler des pensées ordinaires,es| a peine s’ils trouvent des mois pour exprimer quelques besoins physiques. Ac-biniés à ne voir que les mêmesobjels, à n’éprouver que dessensalions uniformes,
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