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Province. Tome second.
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reuses

à peuterniemceurs à un1. Ici,es de s

de

et

L ’ Il A BITA NT I ) K S LAN DU S. II!»

fieront tous les paroissiens. Vêtue d’étoffes grossières et taillées sans goût, la; lee Y paraîtra coiffée d’une capuce formée de plusieurs mouclioirsou d’un bonnetar ges barbes dentelées de rouge coquelicot. Par-dessus, elle aura mis, comme

'■•‘ès-bel a

de

atour, un grand chapeau orné de rubans noirs et d’une branche d’immortelle

de 0161 ^° n corse ^ d° siamoise laissera en (revoir sa gorge, et a ses bras pendrontx Paniers destinés à recevoir les offrandes qu’il est d’usage impérieux de fairenouveau ménage, pour lequel, au reste, le flambeau de l’hymen jette une lueurü, nl>re en harmonie avec tout ce qui l’entoure, car l’amour n’excrce sur le Landaisl ' 1 une influence a peu près analogue à celle éprouvée parle castor ou tout autreinadrupède amphibie.

^Maigre l’insensibilité qui doit nécessairement résulter de son idiosyncrasie, l’ha-a nt des Landes est bon et obligeant; il est en même temps docile, respectueuxllv °rs les autorités, peu enclin au vol et a la fraude; mais la certitude existe

'Hi’il

s adonne instantanément au meurtre dans certains accès d’irritabilité ner-

^ 0Use - Quoi qu’il en soit, il est religieux, et rien n’est plus touchant que les marquesre gret et de souvenir données par lui il la mémoire des morts. Est-ce une mère^°'H les enfants aient a déplorer la perte? durant toute l’année qui suit son décès,toslruments culinaires seront voilés et la vaisselle placée dans un ordre opposé aa< dui qu> e || e ava j t établi. Ainsi, le besoin du moindre ustensile rappelle le i-especta sa mémoire, et le deuil se renouvelle îi chaque instant dans les cœurs de ceuxl l 'i lui furent chers. Qu’un habitant des Landes vienne à décéder, tout le hameau

Assiste

l °mbi

a son convoi, et des femmes couvertes d’habits lugubres vont s’asseoir sur sada' ° ^ 0UI ^ céciler des prières. On voit souvent des groupes nombreux de Lan-f u SGS a ‘ ns ‘ vêtues, et agenouillées dans les églises du Maransin, le long crêpene bre qui cache entièrement leurs traits, la bougie qui brûle à côté d’elles, et pluse tout cela leur attitude mélancolique comme leur profond recueillement, frap-

pent l’j

imagination, et impriment il cette réunion quelque chose de grand et de

s °lennel.

Landais, en général, connaissent peu de passe-temps plus agréables que lePe t, mais ceux qui habitent les deux rives de l’Adour se permettent, en outre el1 dépit des prohibitions les plus expresses, le divertissement des courses de tau-eaux ' La plus humble commune du pays de Chalosse célèbre ainsi sa fête patronale

cabar

avec

f om,

'lue

un enthousiasme délirant. Ce jour-la, dès que l’office du soir est terminé, lae so précipite hors de l’église, et s’élance vers la place du village où, tant bien

et dèsI air

toal, elle se case aux fenêtres et sur des tréteaux. Le conseil municipal prend place,( ]ue le calme est rétabli, M. le maire fait un signe plein de majesté. Aussitôt

’ ««■ retentit de fanfares fort bruyantes, les écarteurs, c est-a-d.re les laureadors elles Picadors du lieu se dispersent fièrement dans l'arène suivis de certains amateursNommés, marchant résolument avec l’insidieux projet de parader devant la beau e''e la séduire par l’étalage de leur adresse. La musique cesse son effroyable bruit.M - le maire se lève et fait un nouveau signe. Tous les yeux se dirigent vers uneton*, basse qui doit donner issue au formidable taureau, attendu le premier dans;l lire. Cette porte «ouvre lentement et avec une précaution prudente, dont on ne