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Province. Tome second.
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LE NORMAND.

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"ait

Pays

art de flatter; il s’applique avec tant de soin à l’éloquence, que les cillants du

pourraient passer eux-mêmes pour des rhéteurs. Cette nation est des plus ef-r, 60ées, si on ne la contient sous le joug de la justice. Elle souffre, au besoin, sansSp plaindre, la. fatigue, la faim et le froid. Elle aime l’exercice du cheval, l’attirailll,l, '*t a i> , e, et le luxe dans les habits, etc. » ^

l ,a dissimulation et la méfiance normandes augmentèrent nécessairement a l epo-( l»e de l’occupation anglaise, qui dura trente années, et il n’est pas étonnant qu’ellesSc soient maintenues jusqu’à nos jours.

MEFIANCE DU PAYSAN NORMAND.

paysan normand est questionneur. Li plus enquérranl en Normandie : OitlQx - Que quèriax? D'ont veniax? Mais il ne répond point à la confiance qu’il^•oble désirer, et en vous méfiant de lui vous ne faites que lui rendre la pareille.' c,| ant la finesse du renard sous l’air de bonhomie du mouton, retors sous le^ <ls que de la simplicité, réservé et sur la défensive avec les étrangers, il sembler supposer ou avoir lui-même une arrière-pensée. Il louvoie, ne dit ni vere ni: .”*> et répond rarementavec une franchisecatégoriqueà la question même la moinsmeiise. C’est pour lui que le conditionnel semble inventé.

* ■' pere Tourly, vous pochez ben ftar à ch'le remontée!

J (hommes pressais.

Méfiez-vous ; vol’ queval va s’accagnardir 1 . Où gu’ vousjallais? au marchais '!

J en ch avons rién.

~~ ('h’équionl t’y pour vos vicis ?

~~ J le t’dirons tantôt, où iou qu’tu cheras. Tu m’harlandes 2 .

7 ^ 0MS plaisantais. »

interrogateur du père Tourly le questionne sur les affaires, il obtiendra desses encore plus incertaines. Le père Tourly est un riche fermier cauchois, dontaîné étudie le droit à Caen , et qui pourtant déplore toujours sa misère.

Si

'■épomle fils

rA eonimenl qu’i va vol’ coumerce?

allions tout dret à l’iau, si I’ temps qu’ j'avons ilà y dtiriont cor ein brin.s eabasse 3 tout plein pour rién gagnai,ldi’ équiont portant point core à vous d’ vous plaindre, quan’y en a d’puslalh «reu.T

qu vous

ninlh

Où qn’ysonf! Queu chance que j’ons? Qn’en chavez-vous sij’ sommes pointareux? Tons l’y comptai asambe?

" II'où vient, pisqu vous êtes sipauve, qu vous avez cor ach lai , a la Saint -la pièce à Jean Thomas, qu’est au bout d’vol’ clos ?

P(.j n ^ttre. mot de patois cauchois. -’ "tôt cauchois.

P II.

Tu me tracasses ; mot cauchois. — » On sc donne beaucoup de

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