LE NORMAND.
120
"ait
Pays
art de flatter; il s’applique avec tant de soin à l’éloquence, que les cillants du
pourraient passer eux-mêmes pour des rhéteurs. Cette nation est des plus ef-r, 60ées, si on ne la contient sous le joug de la justice. Elle souffre, au besoin, sansSp plaindre, la. fatigue, la faim et le froid. Elle aime l’exercice du cheval, l’attirailll,l, '*t a i> , e, et le luxe dans les habits, etc. » ^
l ,a dissimulation et la méfiance normandes augmentèrent nécessairement a l epo-( l»e de l’occupation anglaise, qui dura trente années, et il n’est pas étonnant qu’ellesSc soient maintenues jusqu’à nos jours.
MEFIANCE DU PAYSAN NORMAND.
paysan normand est questionneur. Li plus enquérranl en Normandie : OitlQx - Que quèriax? D'ont veniax? Mais il ne répond point à la confiance qu’il^•oble désirer, et en vous méfiant de lui vous ne faites que lui rendre la pareille.' c,| ant la finesse du renard sous l’air de bonhomie du mouton, retors sous le^ <ls que de la simplicité, réservé et sur la défensive avec les étrangers, il sembler supposer ou avoir lui-même une arrière-pensée. Il louvoie, ne dit ni vere ni: .”*> et répond rarementavec une franchisecatégoriqueà la question même la moinsmeiise. C’est pour lui que le conditionnel semble inventé.
* ■' pere Tourly, vous pochez ben ftar à ch'le remontée!
J (hommes pressais.
Méfiez-vous ; vol’ queval va s’accagnardir 1 . Où gu’ vousjallais? au marchais '!
J en ch avons rién.
~~ ('h’équionl t’y pour vos vicis ?
~~ J le t’dirons tantôt, où iou qu’tu cheras. Tu m’harlandes 2 .
7 ^ 0MS plaisantais. »
interrogateur du père Tourly le questionne sur les affaires, il obtiendra desses encore plus incertaines. Le père Tourly est un riche fermier cauchois, dontaîné étudie le droit à Caen , et qui pourtant déplore toujours sa misère.
Si
'■épomle fils
rA eonimenl qu’i va vol’ coumerce?
allions tout dret à l’iau, si I’ temps qu’ j'avons ilà y dtiriont cor ein brin.s eabasse 3 tout plein pour rién gagnai,ldi’ équiont portant point core à vous d’ vous plaindre, quan’y en a d’puslalh «reu.T
qu vous
ninlh
Où qn’ysonf! Queu chance que j’ons? Qn’en chavez-vous sij’ sommes pointareux? Tons l’y comptai asambe?
" II'où vient, pisqu vous êtes sipauve, qu vous avez cor ach lai , a la Saint -la pièce à Jean Thomas, qu’est au bout d’vol’ clos ?
P(.j n ^ttre. mot de patois cauchois. -’ "tôt cauchois.
P II.
Tu me tracasses ; mot cauchois. — » On sc donne beaucoup de
17