Band 
Province. Tome second.
Seite
133
JPEG-Download
 

LE NORMAND.

^ÏIQUITÉ DE LA MANIE DES PROCÈS EN NORMANDIE .

MORAL ACTUEL.

ETAT

paraît que la nionoiuanie de la chicane avait gagné jusqu’aux femmes ; car, dansa cl 'arte de Rouen, Falaise et Pont-Audemer, donnée par Philippe-Auguste , on trouvecelte singulière disposition pénale : « Lorsqu’une femme sera convaincue d’êlre pro-cessive et médisante, on l’attachera sous les aisselles avec une corde, on la plongeratr °is fois dans l’eau.#

he grand coutumier de Normandie, le plus litigieux de France , lut promulguéc " '229, et, en 1280, un certain Richard Dourbault imagina de le mettre en veis.

Jttiat Btcl)ar& Baurbmdt ctst liort<6tx rimes, nu mieux qu’il put,pour commun et ftof rc salut.

1 ^ 01 'iginalité de cette idée, qui ne pouvait éclore qu’eu un cerveau normand , sem-^ a, l impossible a surpasser ; mais en 1599, Jacques de Campron, curé d’une paroissebranches, dédia au parlement de Rouen le Psautier du juste plaideur, contenant,h'hir chaque jour de l’année, un cantique et quatre psaumes qu’il suffisait de réciteraVec ferveur pour gagner les causes les plus aléatoires • touchant accord de la loi’digieuse et de la loi civile, de celle qui prescrit le pardon des injures, et de celle'PU les résout en dommages et intérêts.

. *’ a P'rius Masso, écrivain du seizième siècle, accuse les Normands, en termesUlei 'giques : Callidos caulosque esse nalurâ cognitum est, et morum suorum obser-Vant issinios custodes esse... Liligare scienler, et nodum in scirpo qmerere soient,n on sine causâ Plaeentinus Normanos esse doit eapaces ante puberlalem olim' Ver il. Il ajoute comme correctif : Eosdemego ingeniosos ad percipiendas bonuset scienlias prwdico. ( Descriptio Gallicæ per flumina.)

^ ll dix-septième siècle, la réputation des Normands était parfaitement établie.<)n a Ppelle à Paris la Normandie le pags de sapience, et non le pays de la sagesse,I Caus e que les habitants y sont fins et rusés, et surtout à plaider et à ménagere, "' s intérêts 1 : d’oii vient que la coutume y établit la majorité a vingt ans. »

cosmographe de la même époque, Châteaunières de Grenaille, auteur du

Thé,

Moi

t(<f,- e de /’ Univers 2 , confirme ce que nous savons sur l’esprit processif desri "ands.

" hes Normands sont fins et rusez, ne sont subjets aux lots, ny aux couslumesU ’ au cu,)s eslrangers, et vivent selon leur ancienne police, qu’ils défendent opinias-h'ement. Ils sont sçavanls au possible en matière de procez, cl sçavenl tous les dé-

I,,l 'ti(uiiij,i rc île T,

évoux. — 3 Paris . 1643. in-8°.