LE NORMAND.
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ont toutes les qualités et tous les vices qui caractérisent le propriétaire foncier. cesont de rudes travailleurs, mais des hommes intimement convaincus que charitébien ordonnée commence par soi-même. Ils profitent de ce que les terrains sont nia'bornés pour s’agrandir aux dépens de leurs voisins ; ils empiètent chaque jour sutle sol étranger dont ils entament un coin avec la bêche et la charrue. Sont-ils éta-blis sur le bord d’une route, ils la rognent et la rétrécissent peu a peu, et l’ense-menceraient volontiers tout entière, sans égard pour la nécessité des communi-cations.
Aussi voit-on s’élever en abondance toutes les questions qui naissent de la pro-priété territoriale : questions de bornage, questions de clôture, questions de servi-tude, questions de partage, questions d’hypothèque, et il faut de longues et coûteusesexpertises pour établir la validité respective des prétentions opposées. Les causessont traînées de première instance en appel, d’appel en cassation, envenimées pt ,rla cupidité, embrouillées par la mauvaiseToi. éternisées par l’entêtement.
N’essayons point de le dissimuler, le Normand montre quelquefois une aviditérépréhensible, une âpreté au gain qui ne l’emporte pas au delà des bornes prescritepar la loi, mais qui lèse le prochain, et répugne aux esprits délicats. Consultez le*ouvriers des fabriques de Normandie , ils vous diront qu’ils sont accablés de retenuf*continuelles pour absence, pour infractions légères à des règlements tyranniques-Interrogez les commis de nouveautés, ils vous donneront sur leur régime alimen-taire des détails peu favorables à leurs patrons. Regardez à l’œuvre les fermiers, le*négociants, les industriels; les verrez-vous préoccupés de l’intérêt public? En aucunefaçon. Leur but est la fortune; ils y marchent avec lenteur et prudence, en harico-tant ', en rognant les salaires, en donnant peu du leur, en tirant des autres le pi"*possible. Ne vous en défendez pas, descendants des hommes du Nord ; ils vous onttransmisquelque peu de leurs inclinations, et en revêtant des formes légales, enentrant dans le lit que lui creusaient la morale et les lois, leur goût pour la pirateries’est transformé en génie commercial !
GOÛT POUR LES LIQUEURS FORTES.
« La gent du Danemark, selon Robert Wace , fut de tout temps présomptueuse,très-avide, Hère, présomptueuse, luxurieuse et aimant le plaisir. »
Œas trnqis fut sarkuüréc tt mult fu caitraitoae,
■fifre fut, pressant, gaie et lururiose.
« Aux festes de paroisse, au carnaval et autres occasions, dit Dumoulin, coiW ,,eaux nopces, baptême des enfants, rélevées de couches et donner du pain bénit, le*