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Province. Tome second.
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174 LE NORMAlm

— Si ch’est à ma puissanche, ;’ l’étriperai d'abord , le dèvozerai comme 111

hareng pec.

Je t’aiderons au besoin. Mais pas tant d’ potin', mon por’ frère ;*»’ res

pas là comme une cliouque 2 , entrons chez l’rochelier, ’f allons débagouler

, s là-

dessus. #

L’étranger qui entend de pareils dialogues se douterait-il qu’il est en France , •trente lieués de la capitale, dans le chef-lieu d’un département éclairé? C’est qu e ^cabaret est la seule école du purin, et que des flots de cidre et d’eau-de-vie noie 1 ' 1sans eesse les lueurs vacillantes de son intelligence. Il n’est pas rare de voir, ,ldimanche et le lundi, des familles entières étendues, ivres-mortes, sur la route ‘I eBon-Secours ou de Sotteville, localités célèbres par leurs guinguettes. La premièreest le rendez-vous des càcheux de navette 4 , les plus honnêtes et les plus misérable«le tous les purins, des teinturiers et des ouvriers en rouenneries. On y choisit un cdanseuse pour toute la soirée, et c’est elle qui pâye la nourolle 5 , tandis qi* e ^partner fait les frais des rafraîchissements. Sotteville est fréquenté par des auneU fS ’des étudiants de l’école secondaire de médecine, et des gcisetles plus fanées, m » 15moins gracieuses que celles de Paris , dont elles cherchent, non passibus œquis > aparodier la danse nationale.

Arrêtés en état d’ivresse par les patrouilles, les purins cherchent à se concih ® 1le caporal en se donnant pour d’anciens soldats; ils se sont longtemps présente 5comme des anciens de la vieille garde; aujourd’hui ils ont permuté. Qucnie> l hmen caporal, auriaiz-vous le cœur ed' maltraiter un brave,- un bon-là, qu'a, se rVl .dans les hussards ? L’état militaire leur semble une excuse a leurs débauches.

A la lin d’août, la veille de la Saint-Vivien, les purins mettent en gage jusq " 11leurs matelas, emportent leur batterie de cuisine, gravissent la côte de Neufchatebcampent sur la montagne du Bois-Guillaume, dans les cours des Trots-Pipes, d * 1Pou couronné, et autres jardins publics, et se livrent pendant quinze jours 'enti efsaux joies de la bombance et du far nienle. Saint-Vivien, évêque de Saintes , pat 1 ' 011d’une paroisse de Rouen , est honoré par deux semaines de danses, de jeux, de festin 5et d’indigestions. La nuit, la colline est éclairée par des flambeaux multipliés, cl •'la lueur des torches on voit des groupes assis sur des bourrées ou emmi l’aire , s(/gorgeant de cidre et de comestibles, et chantant des refrains a boire :

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rel-tc, Il a passé pa’ l’trou glouglou d’ma gen-tilF tourlou-rou.

* Bavarda#* inutile. — 3 Souche. Chuque enpaiul$.“ 5 Espèce* de gâteau île Nanterre .

bas normand. — 3 Causer.

— 1 Chasseurs de navette, l^ e