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Province. Tome second.
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tlc l>ie, et qui portent sur leur mâle figure le type de la force et d’une sorte deSondeur morale? Enfin, n’avons-nous pas en France un idiome primitif, le cel-,l, l Ue > ce dérivé immédiat du sanskrit, dit-on, cet indicateur irrécusable des mi-ctions orientales en Europe ?

tout cela est vrai, et si nous avons inutilement sous nos yeux tant de sujetse ludes variées et du plus haut intérêt, il faut bien l’avouer, nous devenons jusli-Cla * ) les de l’axiome de Swift.

ESQUISSES TOPOGRAPHIQUES.

ne, mon cher, l’aspect des lieux explique l’Jiabitant. Il serait bien ex-, en effet, qu’il ne se trouvât pas une nature morale imposante en faceUne configuration géographique aussi grandiose. Les grands spectacles de la créa-1,0,1 doivent projeter infailliblement quelque reflet poétique sur l’bomme qui lesc °nternple habituellement. 11 faut dire ensuite que les accidents du sol sont assezs ° u vent un obstacle permanent à la facilité des communications pour les populationsf l Ul l’habitent, circonstance qui leur permet de garder longtemps les traits éner-S'flues de leur physionomie primitive. Ceci est vrai surtout pour le montagnard au-Ver gnat qui va ouvrir la série de ces études.

^' es touristes qui ont visité Clermont connaissent cette ravissante promenadePlantée en quinconce, qui s’élève sur l’emplacement de l’ancien château seigneu-* a l de la ville, d’où lui vient le nom de Poterne. Cette place commande un horizon•airnense, divisé en deux grandes zones : d’un côté, la chaîne volcanique du Puy-e ~Dôine, courant au sud-ouest et présentant une longue ligne, tantôt de pitonsa, gus, à la tôte chauve et calcinée, tantôt de hautes montagnes revêtues d’une éter-nelle verdure, ou de mamelons que couvre une épaisse chevelure de chênes sécu-, lres ; en face, au nord-est, occupant un périmètre de plus de quinze lieues car-rees . la plaine de la Limagne, cette terre promise de la France ; enfin, au pied desMontagnes, nos incommensurables vallées vignicoles dont la fertilité est proverbiale.

flanc des montagnes, et quelquefois sur leur sommet, s’élèvent de nombreuxv, H a ges aux toits couverts de chaume, et que dominent ou le clocher de la vieillenl'apelle, ou la tourelle du manoir féodal encore debout. C’est l'a qu’habite le pay-san montagnard, et c’est l'a, mon cher ami, que je suis allé planter ma tente.

PORTRAIT. — COSTUMES.

Lo paysan montagnard est un homme de haute taille, quelquefois de stature co-ÜSsa le, aux traits énergiquement accusés ; œil gris et fourni d’épais sourcils, nez finct légèrement recourbé, front large et sillonné de grosses veines. L’ensemble de^He physionomie vue au repos est un mélange de force, de naïveté curieuse et de'ooiinnireté. Mais placez le paysan en face de quelque intérêt vivace, ses traitslogeront, son regard va s’armer de défiance, ses lèvres se pincer et son front se,<î mbrunir. Ses cheveux, coupés horizontalement sur le front, dont ils ne découvrent

Auverg

,ra °rdinaire.