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que lu moitié, croissent librement par derrière, et retombent sur ses larges épaulesen nappes roides et sèches; sa voix est grêle et stridente, son allure mesurée, sa dé-marche ferme et assurée.
Le vêtement, sans être pittoresque, mérite d’êü'edécrit. Les jours fériés, le montagnard porte une lai'g eveste en serge bleue ou blanche qu’il appelle casaqM-Cette veste, qui est garnie d’énormes boutons en os,se croise sur la poitrine et ne découvre qu’une parti 8de la chemise, dont le col se ferme par une agrafe encuivre et un large anneau. Le cou est entouré d’unmouchoir de coton tordu. La culotte, qu’il appelébraye, est arrêtée au-dessus du genou par une jarre'tière rouge, et retenue au-dessus des hanches par u»large ceinturon en cuir que ferme une boucle en cui-vre. De larges guêtres, de l’étoffe de la braye, couvrentpresque toute la surface du pied, que chausse d’or-dinaire un lourd sabot, et les dimanches, un soulie 1garni de gros clous. Le chapeau est le détail le pl llssaillant de l'habillement par ses rebords immenses lé-gèrement recourbés aux extrémités ; le bas de sa formeest orné d’une ganse en velours a laquelle le paysan suspend de petites médailles enplomb de la Vierge et du Christ. Les jeunes gens placent quelquefois entre la ganse etle chapeau de hautes plumes de paon. La plume de paon est pour le jeune montagnardune coquetterie raffinée ; quand il la porte a son chapeau, sa démarche est lente etcompassée, et toute sa personne respire une sorte de gravité triomphale. Le cou-teau ou custache est le complément indispensable du costume national. Les diman-ches, Vcuslache est attaché par une double chaîne en cuivre a la dernière bouton-nière de la casaque, et remonte jusqu’à une poche pratiquée dans la doublure dela veste, sous la poitrine. En hiver, le montagnard se couvre d’un épais manteaude laine brune et porte un bâton terminé par une boule ferrée dont il sait se ser-vir avec une redoutable dextérité.
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CARACTERE. — DUPLEX 11(01 (I.
Le caractère du montagnard de la basse Auvergne doit être examiné sous deu*faces distinctes, c’est-a-dire qu’il faut l’étudier séparément dans ses relations ave 1la ville ou les mouchai ( messieurs), et avec le village ou ses compatriotes.
Au village, il est doux, bon, compatissant et charilable ; il a ses pauvres, auxquelsil fait, à jour fixe et sans jamais se lasser, des aumônes aussi abondantes qu’il I epeut. Il prêtera volontiers ses bestiaux et sa charrue, et donnera même, a l’époquede la moisson, une ou deux journées de travail gratuit a des voisins peu fortunes-lliche, il ne met aucune distinction, aucune recherche dans ses habits, el c’esf