L'AUVERGNAT.
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'j® longtemps que de rares communications avec la plaine. Leur idiome aurait ainsiele soustrait Si l’action des dialectes du nord.
' ta patois auvergnat n produit toute uneïilléralure qui ne rnanqueni.de variété
1 d originalité ; elle abonde surtout en pièces poétiques d’un rhythme générale-ment ‘
la citons
piquant. La forme la plus familière à la muse de nos montagnes est celle de
c °nsacré
on avec ritournelle. Ces chansons sont quelquefois 'd’assez longs poèmes
est
és au récit de quoique lamentable histoire d’origine féodale , dont l’héroïneSl presque toujours une dame châtelaine victime de la vengeance d’un époux ou de"'différence d’un amanl. Dans quelques-unes j’ai trouvé de douces et mélancoli-
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Peintures des plaisirs de la campagne comparés a ceux de la ville, et où le poêlemanqué jamais de préférer aux richesses et aux beaux habits sa chaumière et lantlç - Cet amour des champs, cet éloge de la vie agreste, se rencontrent principale-'"^nt dans .de petites pièces dialogné’es, .espèce d’idylles pleines de naïveté et de fraî-, c " r , dont le sujet est assez souvent celui-ci : un jeune seigneur de la ville este l'ris d’une bergère et veut s’en faire aimer; pour cela il s’adresse à sa coquetterie,Parle de son carrosse, de ses chevaux, de ses valets. La bergère lui répond en'autant la grâce, l’élégance, le beau maintien de celui qu’elle préfère, et qui d’ail-e Urs veut l’épouser, tandis que le seigneur U’enlend sans doute que se dégala (s’a-viser).
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elle
mariage est aussi l’un des sujets de prédilection de la muse montagnarde,ôt c’est une jeune fille qui souffre et languit; sa mère l’interroge sur son mal;
répond qu’elle voudrait un mari, et fait alors avec complaisance le portrait dufiancé qu’elle a rêvé et qu’elle craint de ne rencontrer jamais. Quelquefois c’est unefiancée qui se sent malade en l’absence de son promis; celui-ci se bâte d’aller laaonsoler, et chante, en revenant : , ■
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Lou cuœur dé' ma my ly fai tan de maou, Lou cuœur dé ma
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rny ly lai lan de maou, Quand io vaz,Quand io - vaz la vir la sou-
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laz-ge, Quand io vaz,Quand io vaz la vir la sou - lazge in paou.
. " Le cœur de ina mie lui fait tant (te mal ( bis ) ! quand je vais, quand je vais la voir, je la soulage'; quand
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• e vais,
quand je vais la voir, je la soulage un peu. >
Dans un autre cas, notre jeune amoureuse \e ut égalemenfse marier, mais elle°"ge qu’elle n’a fait encore aucune économie, et que son galant n’est pas plus