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lires sous leur lente, et je m’eu afflige sincèrement, car rien n’esl triste ii voir connueleur profonde oisiveté, leur insignifiance absolue, comme celte annulation complè |< ’et volontaire qui est devenue pour eux une situation normale.
U robe, qui se compose de la magistrature et du barreau, conserve aussi soigneu-sentent les traditions hiérarchiques. Comme la noblesse, vers laquelle du reste seportent, bien à tort, selon nous, au point de vue de son intérêt, toutes ses sympa'tbies et ses avances, elle a son cercle et scs centres de réunion particuliers. A p 1 "' 1les relations d’affaires indispensables, elle vit isolée du commerce, dont elle dé-daigne profondément la vulgarité et les instincts communs. Toujours comme lanoblesse, un peu moins toutefois, elle évite les mésalliances, et ne descend q« edans les circonstances graves jusqu’il demander au commerce ses plus riches héri-tières. Nos honnêtes marchands paraissent d’ailleurs tenir beaucoup à cet hon-neur, et se relâchent facilement en pareil cas de leurs exigences ordinaires à l’ cl1 'droit de l’apport du futur. Ce faible des industriels auvergnats pour la robe, c’est-a-dire pourune classe qui ne vit que de leurs embarras, de leurs perplexités judiciaires,peut être quelque chose de fort touchant, mais ne me semble pas très-fondé enlogique. Il faut avouer en outre que l’exercice des professions dites libérales n’arien ici de prestigieux. Parlez-moi de ces magnifiques luttes oratoires que les princi-paux barreaux de France soutiennent en présence d’un public intelligent et enthou-siaste, et je comprendrai l’éclat, la valeur du titre d’avocat ou d’avoué; mais vouspartagerez mon désillusionnement, si, entrant dans la salle d’audience de nostribunaux civils ou consulaires, vous recevez quelques minutes le feu de celleéloquence épileptique où la vigueur des poumons et la solidité du poignet four-nissent les plus irrésistibles arguments, et dont la durée est prudemment limitéepar la perspective plus ou moins brillante de la gratitude du client. Mais, quoidonc! liai-je pas lu sur la porte d’un avocat fort occupé dans I nné de nosvilles de province : M. ** lient an quatrième étage an cabinet de consultatUn ISpour ses clients de la tille cl de la campaipie, fait les sous-seings et tous actesprivés , se charge de tonies les affaires tant an civil qu'au criminel, le tout à d eSprix fort modérés ?
Filtre la robe et le commerce je crois devoir placer une classe, ou plutôt unefraction de classe intermédiaire qui, faible par le nombre, mais forte par la position?occupe réellement un degré a part dans I échelle hiérarchique de notre société au-veignate, je veux te parler des fonctionnaires de l’ordre administratif, civil, niili'taiie, municipal et financier, dont les sommités sont: le préfet, le maire, le rece-veur général, le conservateur des hypothèques, le général commandant la divisionou la place, et l’ingénieur en chef du département:Le centre des réunions de celleimportante série sociale, qui se fait naturellement remarquer par une parfaite ho-mogénéité de sentiments, de doctrines politiques, est dans le salon du préfet. Lesbals préfectoraux, ce grand moyen gouvernemental, ce puissant élément de fusion,rivalisent en élégance, en haute dislinction, avec les fêtes de la noblesse, et sontrecherchés maintenant avec autant d’empressement par nos belles dames du com-merce. Il va sans dire que, depuis 1850. la coterie des parchemins boude tous les