LE BOURGUIGNON.
5(>5
voici l’allure notée : les danseurs sont placés en face l’un de l’autre ; ils tournent etsautent alternativement sur chaque pied, et vont ainsi par figures symétriques, sansdiscontinuer, et pendant des heures entières. C’est 'a en perdre la respiration. A lalin de chaque reprise, un iou! iou! énergique se fait entendre, et le danseur, quandil le peut, applique un gros et sonore baiser sur la joue ou l’épaule de sa danseuse.
Bourrée.
Mon pe-tiot frè-re, ol est a-inou - reux, Mon pe-tiot
Alleiiro vivace.
*-o
_e_
* . r f—
' r ■■
i y f
1»
v-b -7 "
Irh
' i i v —t -j—
l Li
tçs? *■
-<>—
é v
1
T '
gueux, Le petiot drô-le, ol est a-moureux, Le pc-tiol drôl’,lc petiot gueux!
Ol est amoureuxLe petiot gueux,Le petiot drôle !Ol est amoureux,Le petiot drôle.Le petiot gueux !
L’apport dans le Charollais s’appelle une vogue.
A propos d’une phrase du passage précédent, et avant d’aller plus loin, il est uneremarque qu’il est besoin de faire, et un conseil peut-être utile à donner. On vientde lire que, dans les apports, les indigènes du village ne se confondent pas souventavec tes farauds de la ville. C’est vrai, et c’est malheureusement vrai encore ailleursque dans les fêtes de village. Dans les villes, quand un corps d’état donne un bal,soit pour sa fête, soit pour toute autre circonstance, les membres de la société dan-sante défendent expressément l’entrée de la salle à tous ceux qui ne sont pas dumême état qu’eux ; c’est a peine si un de leurs parents est admis lorsqu’il ne se livrepas au même travail. D’un autre côté, les employés, que les corps d’état appellentdédaigneusement les commis, font de même, et interdisent leurs bals aux ouvriersQue l’un d’eux essaye de franchir le seuil en trompant la consigne, lestement on lepriera de sortir, et, au besoin, les menaces grossières, les injures et les coups vieil-