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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Toutes les lettres officielles et particulières du Marseilles s’accordent à donner les détails suivans :

“ A la première nouvelle du débarquement de Bonaparte ,un mouvement unanime s’est manifesté à-la-fois dans toutes lesclasses des nombreux habitaus de cette vaste cité. Presqu’aumême moment, et comme aux premiers jours de la restaura-tion, le drapeau blanc a été arboré à toutes les fenêtres. Lapopulation entière s’est répandue dans les rues aux cris devive le Roi, vive la famille royale la garde nationale prisles armes et a demandé à l’instant à marcher contre leshommes débarqués. Le plus parfait accord règne relativementà toutes les mesures que les circonstances ont exigées entre lesautorités civiles et militaires, et les fidèles Marseillais.

MINISTÈRE DE LA GUERRE. '

Ordre du jour à l’armée.

Soldats !

Cet homme qui naguères abdiqua aux yeux de toute l’Eu-rope un pouvoir usurpé, dont il avait fait un si fatal usage, Bo-naparte, est descendu sur le sol français qu’il ne devait plusrevoir.

Que veut-il ? la guerre civile ; que chérche-t-il ? des traîtres:où les trouverait-il ? serait-ce parmi ces soldats qu’il a trom-pés et saerifiés tant de fois en égarant leur bravoure ? serait-ceau sein de ces familles que son nom seul remplit encore d’ef-froi ?

Bonaparte nous méprise assez pour croire que nous pouvonsabandonner un souveruiu légitime et bien-aimé pour partagerle sort d’un homme qui n’est plus qu’un aventurier. Il le croit,l’insensé! et son dernier acte de démence achève de le faireconnaître.

Soldats, l’armée française est la plus brave armée de l’Eu-rope , elle sera aussi la plus fidele.

Rallions-nous autour de la bannière des lys, à la voix de cepère du peuple, de ce digne héritier des vertus du grandHenri. Il vous a tracé lui-même les devoirs que vous avez àremplir. Il met à votre tête ce prince, modèle des chevaliersfrançais dont l'heureux retour dans notre patrie a déjà chassé,l’usurpateur, et qui aujourd’hui va, par sa présence, détruire«on seul et dernier espoir.

Paris, le 8 Mars 1815.

Le ministre, secrétaire-d’état de la guerre,

(Signé) maréchal duc de Dalmatie .

8 Mars , 18là.

Paris, le 9 Mars .

Une dé|>êche télégraphique annonce que Monsieur estarrivé à Lyon le 8, à dix heures du matin, en parfaite santé.