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troupe de Bonaparte ; depuis ce moment, elle parait encoreplus qu’uuparavant inquiète, incertaine et consternée ; aussi lesdéfections y sont-elles déjà nombreuses.
D’après les calculs les plus positifs sur le nombre deshommes débarques, et de ceux que Bonaparte a pu corrompreet entraîner sur sa route, sa plus grande force n’a pu aller au-delà de 8000 hommes de toutes armes. Il est dès-lors dé-montré qu’il a éprouvé des défections et des abandons consi-dérables. En effet des témoins oculaires ont rendu comptedes revues qu’il a passées à Lyon ; et il est constant qu’iln’avait pas réuni dans cette ville au-delà de 4000 hommes d’in-fanterie et de () à 700 chevaux.
Le général Mouton-Duvernet est parti de Valence, où il aréuni un corps de 2500 hommes d’excellentes troupes. Ilmarchait sur Die, pour.faire sa jonction avec le général Mioltiset se diriger par Gap sur Grenoble . Le corps du généralMiollis, composé de volontaires dévoués et de gardes natio-nales, se fait remarquer par un enthousiasme et une exaltationtoute provençale. Il bride d’atteindre l’ennemi. Ces deuxdivisions réunies forment un corps considérable sur les der-rières de Bonaparte. Marseille et toute la Provence, Bordeaux et tout le Midi continuent à brûler de cette heureuse agitationqui crée des soldats nombreux au Roi et à la patrie. Touts’arme pour la sauver.
Les lettres de Vienne, en date du 8, annonçent qu’au mo-ment où on a appris dans cette capitale l’évasion de Bonaparte ,et son débarquement sur les cotes de Provence , les puissancesréunies au congrès ont adopté l'opinion que Bonaparte ayantrompu son ban, les traités conclus avec lui seraient désormaisregardés comme nuis, et qu’il ne peut plus être considéré partoutes les puissances que comme un brigand, désormais horsde la loi commune des nations.
Extrait d’une déclaration faite par devant M. le maréchalprince d’Essling, par une personne qui a suivi Bonaparte ,depuis l’île d’Elbe jusqu’à Digne .
Le 26 de Février, Napoléon ordonna des préparatifs de dé-part ; tout le inonde était dans la croyance que c’était pouraller à Naplts.
A 4 heures du soir, je reçus l’ordre de m’embarquer; jepartis sans voir ma famille. Quelques jours auparavant, j’avaisdit à Napoléon que jamais je ne porterais les armes contre mapatrie.
Ce départ fut ordonné aussi précipitamment, d’après lesnouvelles qu’avait apportées un colonel venu du Continent; jen’ai point vu cet officier.
Le 27, nous vîmes plusieurs bâtimens de guerre, mais per-sonne ne nous dit rien ; nous forçâmes de voiles.