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Je suis déjà prévenu officiellement que les débouchés du Val,Drôme et du Val de Nyons , sont gardés.
Qu’une correspondance a été établie de Gap à Valence ,par les montagnes du Diois , pour diriger les troupes suivantl’occurence.
Toutes ces dispositions doivent vous rassurer.
D’un autre côté, je veillerai à ce que la tranquillité dupaisible citoyen ne soit pas troublée, et je vous réponds que,secondé par M. le marquis d’Albertas, votre préfet, et de vosautres magistrats, je saurai la maintenir dasn son intégrité.
Habitans de Marseille , vous pouvez compter sur mon zèleet sur mon dévouement. J'ai juré fidélité à notre Roi légi-time. Je ne dévierai jamais du chemin de l’honneur. Jeguis prêt à verser tout mon sang pour le soutien de son trône.
Le maréchal de France, duc de Rivoli, gouverneur de la8e division militaire.
Prince d’Esseing.
19 Mars, 1815.
Rien ne peut égaler l’activité des mesures prises par lesautorités civiles et militaires de ce département, si ce n’estl’enthousiasme qui y va toujours croissant. Les nouvelles deSuisse sont excellentes; on y prend une attitude militairepropre à déconcerter les partisans de Bonaparte qui pourraientagiter le canton de Vaud. Les Bernois sont dévoués à la mai-son de Bourbon. L’esprit de la Franche-Comté est essen-tiellement royaliste et fidèle; toutes les dispositions sont exé-cutées avec ensemble; une confiance magique est attachée auseul nom du roi ; c’est pour le roi que tous jurent de mourir, etc’est par le roi que la France paraît déjà sauvée.
Tout ce qui est nécessaire au corps du prince de la Mos-kowa est fourni avec rapidité; des offres de toute espèce deservice arrivent de tous les points du département. L’ordon-nance du roi, du 9 Mars, a rempli d’un noble orgueil tous lesmilitaires en congé et à demi solde. Les Fraucomtois se pré-sentent en foule à M. le comte de Scée, préfet, pour être di-rigés sur le corps du prince de la Moskowa. Un corps devolontaires s’est déjà porté sur Auxonue: tout enfin respireici l’amour du roi, la confiance et la fidélité.
Bonaparte qui est parti d’Autun le 16, continue à répandresur sa route le mensonge, la corruption, l’appel au parjure etla calomnie. Tantôt il accuse l’honneur des Maréchaux dontla loyauté est la plus connue et la mieux assurée, et dont ilose publier de prétendues proclamations; tantôt il débite les