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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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■fables les plus absurdes, telles que le départ du roi de Paris ,et le soulèvement de- la capitale; ailleurs il essaie de fairecirculer le bruit qu’il est appuyé par quelques-unes de cesmêmes puissances qui ont déjà prononcé son arrêt ; et qui, ence moment oubliant au congrès les discussions personnellesdont elles s’étaient occupées, se réunissent toutes dans laseule pensée d'écraser l’ennemi des nations et le fléau de l’hu-manité.

Ainsi ce n’est plus cet homme qui, dan9 le cours déplorabledes guerres que son ambition a suscitées à la France , pouradoucir le sentiment de nos malheurs, cherchait à fasciner les'yeux par le prestige de ses succès militaires: c’est un hommequi, pour soutenir sa détestable entreprise, ne peut plus em-ployer que des moyens dignes d’elle.

Mais l’opinion le repousse avec horreur: la France ne voit•en loi que la guerre civile et la guerre étrangère qu’il traîue à«a suite : elle se rallie toute entière au seul nom de ce Roi quilui a apporté la paix et la liberté. Elle unit sou amour aux'respects de i’Europe pour son auguste Monarque ; «lie com-battra, elle: «rainera, et pour elle et pour lui,

20 Mars , 1815.

Paris, le 19 Mars .

PROCLAMATION.

Loris, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre,à nos amés et féaux, les pairs de France et les députés des dé-partemens:

La divine Providence qui nous a rappelé an trône de nospères, permet aujourd’hui que ce trône soit ébranlé par la dé-fection d'une partie de la force armée qui avait juré de le dé-tendre; nous pourrions profiter des dispositions fidèles et pa-triotiques de l'immense maj-.rité des habitans de Paris pour endisputer l’entrée aux, rebelles ; mais uous frémissons des mal-heurs de tous genres qu’un combat dans ses murs attirerait surles habitans.

Nous iioih retirons avec quelques braves que l’intrigue et laperfidie ne parviendront point à détacher de leurs devoirs, etpuisque nous ne pouvons point défendre notre capitale, nousirons plus loin rassembler des forces et chercher sur nn autrepoint du royaume, non pas des sujets plus aitnans et plusfidèles que nos bons Parisiens, mais des Français plus avan-tageusement placés pour se déclarer pour la bonne cause.

l.a crise actuelle s’apaisera ; nous avons le doux pressenti-ment que les soldats égarés dont la défection livre nos sujetsa tant de dangers, ne tarderont pas à reconnaître leurs torts, ettrouveront dans notre indulgence et dans nos bontés la récom-pense de leur retour.

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